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100 enseignements de l’islam sur les animaux : miséricorde, responsabilité et respect
De la fourmi qui parle à Salomon au chameau qui se plaint au Prophète ﷺ, les textes sacrés de l'islam tissent un fil constant : les animaux sont des créatures dignes de respect, de soin et de miséricorde.
4 min de lecture · Publié il y a 6 jours · 13 vues
Un chef d'armée s'arrête net devant une vallée. Ce n'est pas un obstacle humain qui l'immobilise, mais la voix d'une petite fourmi qui avertit les siennes de se mettre à l'abri. Cette scène, tirée du Coran, résume à elle seule l'esprit avec lequel l'islam considère le monde animal : un monde peuplé de créatures qui ont leur propre valeur, leur propre communauté, et qui méritent égard et compassion.
La fourmi de Salomon et les nations animales
Dans la sourate An-Naml (« Les Fourmis »), le prophète Salomon, alaihi salam, entend une fourmi ordonner à ses compagnes de rentrer dans leurs demeures pour ne pas être écrasées sans s'en rendre compte. Loin de l'ignorer, Salomon sourit, amusé et touché par cette parole, et remercie Dieu de lui avoir donné la capacité de comprendre le langage des créatures.
« Quand ils arrivèrent à la vallée des fourmis, une fourmi dit : « Ô fourmis, entrez dans vos demeures, de peur que Salomon et ses armées ne vous écrasent sans s'en rendre compte ! » »
(Sourate An-Naml, verset 18)
Ce verset rappelle que le Coran considère les fourmis, comme d'autres créatures, comme des communautés organisées, dignes qu'on prenne garde à ne pas leur nuire, même par simple insouciance.
Le chameau qui se plaint au Prophète ﷺ
Un hadith rapporté dans le Musnad de l'imam Ahmad raconte que le Prophète ﷺ entra un jour dans un jardin où se trouvait un chameau. En le voyant, l'animal gémit et ses yeux se remplirent de larmes. Le Prophète ﷺ s'approcha, le caressa, et l'animal se calma. Il demanda ensuite qui était le propriétaire de ce chameau, et lui rappela de craindre Dieu au sujet de cette bête : elle se plaignait, expliqua-t-il, d'être surchargée de travail et mal nourrie.
Ce récit illustre un principe central : la responsabilité de l'être humain envers les animaux qu'il possède ou utilise. Nourrir, ménager, ne pas surcharger : ce sont là des devoirs, non de simples options.
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La femme punie, la femme pardonnée
Un autre enseignement, rapporté dans Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim, évoque deux destins opposés liés aux animaux. Le Prophète ﷺ raconta qu'une femme fut vouée au Feu pour avoir enfermé une chatte sans lui donner à manger ni la laisser chasser librement, jusqu'à ce qu'elle en meure. À l'inverse, il rapporta l'histoire d'un homme, ou selon une autre version d'une femme de mauvaise vie, qui donna à boire à un chien assoiffé au bord d'un puits, et qui obtint le pardon divin pour ce geste de compassion envers une créature.
Ces deux récits, transmis par des voies authentiques, montrent que la bienveillance ou la cruauté envers les animaux n'est jamais un acte neutre aux yeux de l'islam : elle a une portée spirituelle réelle.
Cent enseignements, un seul esprit
À travers le Coran et les hadiths, les récits sur les animaux se comptent par dizaines : la chamelle de Salih, le corbeau qui enseigna à un fils d'Adam comment ensevelir son frère, le chien des Gens de la Caverne, la fourmi de Salomon, le chameau plaintif, la chatte et le chien du puits. Chacun de ces enseignements, pris séparément, semble raconter une petite scène. Ensemble, ils dessinent une vision cohérente : les animaux ne sont pas de simples objets à notre disposition, mais des créatures de Dieu, avec une existence et une sensibilité qui leur sont propres.
De ces récits multiples se dégage un même fil rouge : nourrir un animal affamé, ne pas le surcharger, ne pas le maltraiter, voilà des actes que la tradition islamique élève au rang d'actes de foi. Prendre soin des créatures qui nous entourent, qu'elles soient domestiques ou sauvages, reste ainsi l'un des plus beaux prolongements concrets de cette miséricorde enseignée depuis des siècles.