Un troupeau de moutons et de chameaux se reposant paisiblement dans une oasis dorée au coucher du soleil.
Récit Steppe Ferme & prairies Animaux dans le Coran

Les animaux comme source de nourriture

Dans le Coran, les troupeaux et les bêtes de la terre sont présentés comme un bienfait d'Allah pour les hommes, mais cette générosité s'accompagne d'une exigence de gratitude et de respect envers ce qui nous nourrit.

4 min de lecture · Publié il y a 3 jours · 19 vues

Parmi les bienfaits qu'Allah rappelle aux hommes dans le Coran figure la création des bestiaux, offerts comme source de nourriture, de chaleur et d'utilité. Cette générosité divine n'est jamais présentée comme allant de soi : elle appelle la reconnaissance et un comportement responsable envers ce qui est consommé.

Les bestiaux, un bienfait rappelé dans le Coran

Le Coran évoque à plusieurs reprises les bestiaux (al-an'âm) — bovins, ovins, caprins et camélidés — comme une création mise au service de l'homme. La sourate An-Nahl, dont le nom signifie « les Abeilles », s'ouvre justement sur l'énumération de ces bienfaits liés aux animaux : leur chair comme nourriture, leur laine et leur poil pour se vêtir, leur lait pour se désaltérer. Il est rapporté dans cette sourate que ces bêtes portent les fardeaux des hommes vers des contrées qu'ils n'auraient pu atteindre qu'avec grande peine, signe parmi d'autres de la sollicitude du Créateur.

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De même, la sourate Al-An'âm, dont le nom même signifie « Les Bestiaux », consacre une large place à la réflexion sur ces animaux : leur origine, leur diversité, et la manière dont ils ont été rendus licites à la consommation. Le Coran y insiste sur le fait que c'est Allah qui a créé ces bêtes « par couples », et qu'il appartient à l'homme de ne pas s'égarer dans des interdits ou des usages inventés sans fondement, mais de suivre ce qui a été clairement établi.

Une consommation encadrée par la gratitude

Cette permission de se nourrir des animaux n'est jamais détachée d'une exigence morale. Le Coran demande à plusieurs reprises de manger « des bonnes choses » qu'Allah a accordées, tout en étant reconnaissant. Selon certains exégètes, cette association constante entre nourriture et gratitude rappelle que l'animal consommé n'est pas une simple ressource, mais un don qui engage une responsabilité : celle de ne pas gaspiller, de ne pas maltraiter, et de reconnaître la source de ce bienfait.

Il est également rapporté dans la tradition prophétique que le Prophète ﷺ a enseigné des règles précises concernant la manière de traiter les animaux destinés à l'alimentation, notamment l'interdiction de faire souffrir inutilement une bête avant son abattage. Un hadith rapporté par l'imam Muslim relate que le Prophète ﷺ a dit : « Allah a prescrit l'excellence (al-ihsân) en toute chose. Si vous tuez, tuez bien ; si vous égorgez, égorgez bien. Que chacun de vous aiguise sa lame et épargne la souffrance à la bête qu'il égorge. » Cet enseignement montre que même dans l'acte de se nourrir, la bienveillance envers l'animal demeure une exigence centrale.

Une nourriture qui n'efface pas la dignité de la créature

Ainsi, le Coran et la tradition prophétique s'accordent sur un principe : les animaux offerts comme nourriture restent des créatures d'Allah, dignes d'égards jusque dans leur dernier instant. La permission de consommer leur chair ou leurs produits n'autorise ni le gaspillage, ni la cruauté, ni l'oubli de la source divine de ce bienfait. C'est pourquoi la mention répétée, dans le Coran, de la nécessité d'être reconnaissant pour ces dons invite le croyant à ne jamais considérer l'animal comme une simple matière, mais comme un élément de la création méritant respect.

Cette leçon résonne encore aujourd'hui : prendre soin des animaux, veiller à leur bien-être et à des conditions dignes, qu'il s'agisse de leur élevage ou de leur traitement, s'inscrit dans le prolongement naturel de cet enseignement. Se nourrir des bienfaits de la création, c'est aussi accepter la responsabilité qui l'accompagne envers chaque créature qui nous est confiée.

Sources

Récit relu par l'équipe éditoriale Animalia.

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