RécitFerme & prairiesMilieu urbainMiséricorde envers les animaux
Donner de l’eau à un animal : peut-on être récompensé ?
Un homme assoiffé descend dans un puits pour boire, puis remonte et voit un chien haletant de soif. Ce geste, rapporté dans les hadiths authentiques, montre qu'un simple bol d'eau donné à un animal peut valoir le pardon de Dieu.
3 min de lecture · Publié il y a 2 semaines · 18 vues
Un homme marchait sur une route, accablé par une soif intense. Il aperçut un puits, y descendit, but à sa soif, puis en ressortit. C'est alors qu'il vit un chien haletant, léchant la terre humide tant la soif le tenaillait. L'homme se dit en lui-même : « Ce chien souffre de la soif comme j'en souffrais moi-même. »
Le geste qui change tout
Sans hésiter, l'homme redescendit dans le puits, remplit sa chaussure d'eau, la tint entre ses dents pour pouvoir remonter, puis donna à boire au chien assoiffé. Ce geste simple, accompli par pure compassion envers une créature sans défense, fut vu par Dieu et grandement récompensé. Le Prophète ﷺ raconta cette histoire à ses compagnons, qui lui demandèrent : « Ô Messager de Dieu, sommes-nous récompensés pour ce que nous faisons envers les animaux ? » Il répondit qu'il y a une récompense pour tout ce qui est fait avec bienveillance envers un être vivant doté d'un foie humide, c'est-à-dire tout être vivant. Ce hadith est rapporté dans le Sahih al-Bukhari et le Sahih Muslim.
Publicité
Publicité
Dieu pardonna à cet homme ses péchés grâce à ce seul acte de miséricorde. L'histoire ne précise ni son nom, ni l'endroit exact où elle se déroula, mais son enseignement traverse les siècles : la bonté envers un animal, même le plus modeste, même une créature que certains négligent ou craignent, n'est jamais un geste perdu aux yeux de Dieu.
Une leçon universelle
Ce hadith est souvent cité aux côtés d'un autre récit, celui d'une femme qui, à l'inverse, fut punie pour avoir enfermé une chatte sans lui donner à manger ni la laisser chasser sa propre nourriture, jusqu'à ce qu'elle meure de faim. Ce hadith rapporté également dans le Sahih al-Bukhari et le Sahih Muslim vient compléter l'enseignement : la miséricorde envers les animaux est récompensée, la cruauté envers eux est blâmée.
Ensemble, ces deux récits dessinent une vision claire : chaque créature vivante mérite considération, quelle que soit son espèce, quelle que soit son utilité apparente pour l'être humain. Un chien errant sur une route poussiéreuse, une chatte enfermée dans une cour, un oiseau blessé au bord d'un chemin : tous ont, aux yeux de cet enseignement, une valeur qui appelle à la compassion.
La bienveillance au quotidien
Cette histoire nous invite à regarder autrement les animaux qui croisent notre chemin. Il n'est pas nécessaire d'accomplir un exploit pour être récompensé : un peu d'eau versée dans une écuelle pour un chat errant, un geste de douceur envers un animal fatigué, une attention portée à une créature qui souffre en silence, tout cela compte. La miséricorde ne connaît pas de petites actions lorsqu'elle est sincère.
Que l'on soit dans une grande ville ou à la campagne, cette leçon reste actuelle : veiller à ce que les animaux qui nous entourent aient accès à l'eau, à la nourriture, à un peu de soin, c'est perpétuer l'esprit de cet homme du désert qui n'a pas hésité à se salir les mains pour soulager un chien assoiffé. Un geste simple, à la portée de tous, et qui rappelle que la bonté envers les créatures de Dieu est un chemin ouvert à chacun d'entre nous.