RécitSteppeFerme & prairiesMiséricorde envers les animaux
La miséricorde même envers l’animal destiné à être sacrifié
Même au moment du sacrifice, la tradition prophétique enseigne une douceur envers l'animal : affûter la lame, épargner sa peur, honorer sa vie jusqu'au dernier instant.
3 min de lecture · Publié il y a 1 semaine · 19 vues
Un homme se tenait près de son mouton, prêt à accomplir le sacrifice, lorsqu'il se mit à aiguiser son couteau devant l'animal lui-même. Le Prophète ﷺ, témoin de la scène, l'interpella avec fermeté : voulait-il donc faire mourir la bête deux fois ? N'aurait-il pas dû affûter sa lame avant de faire venir l'animal devant lui ?
Un hadith qui bouleverse le regard sur le sacrifice
Ce récit est rapporté dans Sahih Muslim, où il est établi que le Prophète ﷺ a dit : « Certes, Allah a prescrit l'excellence (al-ihsân) en toute chose. Si vous tuez, tuez de la meilleure façon ; si vous égorgez, égorgez de la meilleure façon. Que l'un de vous aiguise sa lame et qu'il apaise l'animal qu'il égorge. » Ces paroles ne laissent aucune place à l'indifférence : même dans l'acte le plus grave qui soit, celui d'ôter la vie d'une créature pour la nourriture des hommes, la miséricorde doit demeurer la règle.
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Il est rapporté par ailleurs que le Prophète ﷺ interdisait que l'on aiguise le couteau sous les yeux de l'animal, ou que l'on égorge une bête devant une autre encore vivante, par crainte de lui infliger une souffrance inutile, celle de la peur et de l'angoisse avant même le geste. Selon certains commentateurs, cette prescription illustre la portée universelle du concept d'ihsân, l'excellence morale, qui s'applique aussi bien envers les humains qu'envers les animaux, y compris ceux destinés à l'abattage.
Une exigence qui traverse tout l'islam
Cette attention n'est pas un détail isolé. Elle s'inscrit dans un ensemble de recommandations touchant à la manière de traiter les bêtes d'élevage : leur offrir à boire avant le sacrifice, ne pas les malmener en les conduisant, éviter de les faire souffrir par des gestes brusques. Le sacrifice, dans la tradition islamique, n'est jamais présenté comme un acte de cruauté ou de domination, mais comme un acte encadré par des règles précises visant à limiter au maximum la douleur de l'animal.
Aiguiser la lame à l'écart du regard de l'animal
Ne pas égorger une bête en présence d'une autre
Agir avec rapidité et précision pour abréger la souffrance
Traiter l'animal avec calme jusqu'au dernier instant
Ainsi, même dans un contexte où la mort de l'animal est inévitable, la tradition prophétique refuse toute forme de négligence ou de dureté gratuite. La vie de la créature, jusqu'à son dernier souffle, mérite le respect.
Une leçon de miséricorde pour aujourd'hui
Ce hadith invite chacun à réfléchir à sa propre relation avec les animaux, qu'il s'agisse d'un contexte rituel ou de la vie quotidienne. La miséricorde n'est pas réservée aux moments faciles ; elle doit particulièrement s'exprimer là où l'animal est le plus vulnérable, le plus dépendant de la bienveillance humaine. Prendre soin de son bien-être, éviter toute souffrance superflue, agir avec douceur et compétence : voilà ce que rappelle cet enseignement, aujourd'hui encore valable pour quiconque prend soin d'animaux, qu'ils soient destinés à l'élevage, à la ferme ou simplement à partager notre quotidien.