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Pourquoi l’islam interdit-il de faire souffrir un chat ?
Une femme fut punie pour avoir laissé un chat mourir de faim, enfermé sans nourriture ni liberté. Ce récit rapporté par le Prophète ﷺ éclaire la place de la compassion envers les animaux en islam.
4 min de lecture · Publié il y a 1 semaine · 26 vues
Le Prophète ﷺ raconta un jour à ses compagnons l'histoire d'une femme qui fut punie par Allah à cause d'un chat. Ce récit, transmis dans les recueils authentiques de hadiths, est devenu l'un des enseignements les plus connus de la tradition islamique concernant le respect dû aux animaux.
Le récit rapporté par le Prophète ﷺ
Il est rapporté dans Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim que le Prophète ﷺ dit : « Une femme fut châtiée à cause d'une chatte qu'elle avait enfermée jusqu'à ce qu'elle meure de faim. Elle entra en Enfer pour cela. » Il ajouta qu'il lui fut dit : « Tu ne l'as ni nourrie ni abreuvée quand tu l'avais enfermée, et tu ne l'as pas non plus laissée libre pour qu'elle puisse chercher sa nourriture parmi les bêtes de la terre. »
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Ce hadith, d'une clarté saisissante, ne concerne pas seulement la cruauté directe envers un animal, mais aussi la négligence : priver un être vivant de nourriture tout en l'empêchant de subvenir lui-même à ses besoins. La femme n'avait pas tué le chat de ses propres mains, mais son inaction et son enfermement délibéré furent jugés comme une faute grave, suffisamment sérieuse pour être mentionnée par le Prophète ﷺ comme cause d'un châtiment.
Une leçon universelle sur la responsabilité
Les commentateurs de ce hadith soulignent qu'il s'agit d'un principe général : toute créature vivante, quelle que soit sa taille ou son utilité apparente pour l'homme, mérite d'être traitée avec justice. Il est rapporté que les compagnons furent marqués par cet enseignement, car il montrait qu'un acte commis envers un simple chat pouvait avoir des conséquences aussi graves dans l'au-delà que des actes commis envers des êtres humains.
Ce récit s'inscrit dans un ensemble plus large d'enseignements prophétiques sur la bienveillance envers les animaux. Le Prophète ﷺ a aussi parlé, dans un autre hadith bien connu, d'un homme pardonné pour avoir donné de l'eau à un chien assoiffé, illustrant ainsi que la miséricorde envers les créatures de Dieu, qu'elles soient domestiques ou sauvages, est une valeur constamment rappelée dans la tradition islamique.
Selon certains exégètes, ce hadith rappelle également que la responsabilité de l'homme envers les animaux qu'il détient ne se limite pas à l'absence de violence physique : elle inclut le devoir positif de veiller à leurs besoins fondamentaux — nourriture, eau, liberté de mouvement lorsque cela est nécessaire à leur survie.
Une place particulière pour le chat dans la tradition
Le chat occupe une place singulière dans les récits et la culture islamique, notamment à travers l'attachement que le Prophète ﷺ aurait manifesté, selon la tradition populaire, envers ces animaux réputés propres et discrets. Ce hadith sur la femme punie renforce cette image d'un animal digne de respect et de soins, et non d'indifférence ou de maltraitance.
Ainsi, ce récit dépasse largement le simple cas d'un chat enfermé : il pose un principe fondamental de justice envers toute vie sensible. La souffrance infligée à une créature, même perçue comme insignifiante par certains, n'échappe pas au regard divin.
Ce récit invite chacun à revoir sa manière de traiter les animaux qui l'entourent, chats errants, animaux domestiques ou créatures sauvages. Veiller à leur nourriture, à leur eau et à leur liberté n'est pas un simple geste de gentillesse : c'est, selon cet enseignement, une responsabilité qui engage la conscience de chacun. La bienveillance envers les animaux, loin d'être un détail secondaire, s'inscrit ainsi au cœur même de la foi et de l'éthique quotidienne.