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Maladie bactérienne Chien Transmissible à l'homme

Anaplasmose canine

L'anaplasmose est une maladie transmise par les tiques, due à des bactéries du genre Anaplasma qui parasitent les cellules du sang. Deux formes existent chez le chien : l'une atteint les globules blancs et provoque de la fièvre et des doule...

De quoi s'agit-il ?

L'anaplasmose est une maladie transmise par les tiques, due à des bactéries du genre Anaplasma qui parasitent les cellules du sang.

Deux formes existent chez le chien : l'une atteint les globules blancs et provoque de la fièvre et des douleurs articulaires, l'autre s'attaque aux plaquettes, cellules qui permettent au sang de coaguler, et se traduit par des saignements.

Elle appartient à la même famille de maladies que l'ehrlichiose canine et la piroplasmose, avec lesquelles elle partage ses vecteurs et se confond souvent ; ces maladies font l'objet de fiches distinctes.

Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Fièvre d'apparition brutale, souvent le premier signe.

Abattement marqué, refus de bouger, perte d'appétit.

Boiterie changeant de patte, articulations douloureuses et parfois gonflées : le chien marche raide, comme s'il avait mal partout.

Ganglions augmentés de volume.

Dans la forme atteignant les plaquettes : saignements de nez, petits points rouges sur les gencives ou le ventre, bleus, sang dans les selles ou les urines.

Muqueuses pâles si l'anémie s'installe.

Vomissements et diarrhée chez certains chiens.

Beaucoup de chiens infectés ne montrent aucun signe et sont découverts lors d'un dépistage.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

Des bactéries intracellulaires du genre Anaplasma, principalement Anaplasma phagocytophilum, qui infecte les globules blancs, et Anaplasma platys, qui infecte les plaquettes.

La bactérie est introduite dans l'organisme par la salive d'une tique lors du repas de sang.

Les signes résultent à la fois de la multiplication bactérienne et de la réaction du système immunitaire, qui détruit ses propres cellules sanguines infectées.

Chiens vivant ou se promenant dans des zones infestées de tiques : broussailles, herbes hautes, chenils, jardins non entretenus.

Absence de traitement antiparasitaire externe régulier.

Chiens de chasse, de troupeau, chiens errants ou de refuge.

Saison chaude, mais risque prolongé dans les régions à hiver doux.

Chiens déjà porteurs d'une autre maladie transmise par les tiques.

Chiens âgés, très jeunes ou immunodéprimés, chez qui la maladie s'exprime plus fort.

Transmission

Uniquement par la morsure de tiques ; il n'y a pas de contagion entre chiens ni du chien à l'humain par contact.

La tique brune du chien, très présente dans les régions chaudes et dans les habitations, joue un rôle important pour Anaplasma platys ; d'autres tiques transmettent Anaplasma phagocytophilum.

La tique doit rester fixée un certain temps pour transmettre la bactérie : un retrait rapide réduit le risque, sans l'annuler.

La transmission est plus intense pendant les périodes d'activité des tiques, qui s'étendent sur une grande partie de l'année dans les climats doux.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

1

Le vétérinaire s'appuie sur les signes cliniques, l'exposition aux tiques et surtout sur les analyses sanguines.

2

La numération sanguine montre typiquement une baisse des plaquettes ; l'anémie est possible.

3

Des tests rapides de dépistage des anticorps, disponibles en clinique, orientent le diagnostic ; ils explorent souvent plusieurs maladies transmises par les tiques à la fois.

4

Un test moléculaire recherchant l'ADN de la bactérie apporte la confirmation.

5

La présence d'anticorps signe un contact avec la bactérie mais n'indique pas toujours une maladie active : l'interprétation revient au vétérinaire, qui croise les résultats avec l'état du chien.

6

Le bilan recherche aussi les infections associées, fréquentes.

Traitement

Un traitement antibiotique prescrit par le vétérinaire, poursuivi sur une durée définie même si le chien va mieux rapidement.

L'amélioration est souvent nette en quelques jours, ce qui ne doit jamais conduire à interrompre le traitement.

Des soins de soutien accompagnent les formes sévères : perfusion, repos, gestion de la douleur.

En cas de saignements importants ou d'anémie sévère, une transfusion peut être nécessaire.

Les autres maladies transmises par les tiques présentes en même temps sont traitées conjointement.

Toutes les tiques encore présentes sur le chien sont retirées et un traitement antiparasitaire externe est mis en place.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Traitement antiparasitaire externe régulier contre les tiques, prescrit par le vétérinaire et adapté au mode de vie et à la région, sans interruption pendant la saison à risque.

Inspection quotidienne du chien après chaque sortie : cou, oreilles, aisselles, aine, espaces entre les doigts.

Retrait rapide des tiques avec un crochet adapté, sans éther, sans alcool et sans les écraser.

Entretien du jardin : herbe coupée, broussailles éliminées, recoins et niches traités si nécessaire.

Traitement de l'environnement en cas d'infestation par la tique brune, qui se cache dans les fissures des murs et des chenils.

Dépistage des chiens venant de zones à forte densité de tiques.

Complications possibles

Saignements sévères par effondrement des plaquettes.

Anémie marquée nécessitant une transfusion.

Atteinte articulaire persistante avec douleurs chroniques.

Atteinte rénale ou nerveuse dans des formes rares.

Évolution plus grave en cas d'infection simultanée par plusieurs agents transmis par les tiques.

Portage prolongé chez certains chiens, avec rechutes lors de baisses d'immunité.

Quand consulter un vétérinaire

Votre chien a de la fièvre, est abattu et refuse de manger.

Il boite d'une patte puis d'une autre, ou marche raide.

Il saigne du nez ou vous voyez de petits points rouges sur ses gencives ou son ventre.

Ses gencives sont pâles ou il se fatigue anormalement.

Vous avez retiré des tiques ces dernières semaines et son comportement a changé.

Il y a du sang dans ses urines ou ses selles : consultez sans attendre.

Transmission à l'humain

Anaplasma phagocytophilum peut infecter l'être humain, mais jamais par contact avec un chien : la contamination passe uniquement par la morsure d'une tique.

Le chien joue le rôle de sentinelle : un cas canin dans un foyer signale que les tiques présentes autour de la maison peuvent aussi piquer les habitants.

Les précautions sont les mêmes pour toute la famille : vêtements couvrants en zone d'herbes hautes, inspection de la peau après une sortie, retrait rapide de toute tique fixée.

Une tique retirée sur une personne, suivie de fièvre ou d'une fatigue inhabituelle, doit conduire à consulter un médecin.

Écraser une tique à mains nues est à éviter : les liquides du parasite peuvent contaminer une plaie ou les muqueuses.

Pronostic

Bon dans la majorité des cas lorsque le traitement est instauré rapidement : les signes régressent souvent en quelques jours.

Plus réservé chez les chiens fragilisés, en cas d'anémie profonde, de saignements importants ou d'infections associées.

Certains chiens restent porteurs et peuvent rechuter, ce qui justifie un suivi et surtout une prévention rigoureuse contre les tiques.

Questions fréquentes

Mon chien a été positif à un test rapide mais il va très bien : faut-il le traiter ?

Pas forcément. Un test positif peut signifier un simple contact passé avec la bactérie. Le vétérinaire complète par une numération sanguine et éventuellement un test moléculaire avant de décider.

Combien de temps une tique doit-elle rester accrochée pour transmettre la maladie ?

Il faut un certain temps de fixation, ce qui rend le retrait rapide très utile. Mais le délai varie selon l'agent transmis : mieux vaut considérer que toute tique fixée présente un risque et la retirer immédiatement.

Cette maladie est-elle la même que l'ehrlichiose ou la piroplasmose ?

Non, ce sont des maladies différentes, mais elles sont transmises par les mêmes tiques et donnent des signes voisins. Un chien peut d'ailleurs les cumuler, ce qui explique que le vétérinaire les recherche souvent ensemble.

Existe-t-il un vaccin ?

Non. La protection repose entièrement sur la lutte contre les tiques : traitement antiparasitaire externe régulier, inspection après les sorties et entretien de l'environnement.

Références

ESCCAP — European Scientific Counsel Companion Animal Parasites

MSD Veterinary Manual

CDC — Centers for Disease Control and Prevention

Contenu relu par l'équipe éditoriale TunisieVet · Mis à jour 09 août 2026

EN BREF

AgentBactérie
EspèceChien
VaccinNon
Transmissible à l'humainOui

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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