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Arthrose du chien

L'arthrose est l'usure progressive du cartilage qui recouvre les extrémités des os dans une articulation. Ce cartilage amortit et fait glisser ; quand il s'abîme, les os frottent, l'articulation s'enflamme et de petites excroissances osseus...

De quoi s'agit-il ?

L'arthrose est l'usure progressive du cartilage qui recouvre les extrémités des os dans une articulation. Ce cartilage amortit et fait glisser ; quand il s'abîme, les os frottent, l'articulation s'enflamme et de petites excroissances osseuses se forment sur les bords.

C'est une maladie chronique, évolutive et douloureuse, très fréquente chez le chien âgé, mais qui peut apparaître bien plus tôt lorsqu'une articulation est anormale ou a été blessée.

On ne la guérit pas, mais on peut ralentir son évolution et rendre au chien un vrai confort de vie. Beaucoup de propriétaires prennent les signes d'arthrose pour un simple « coup de vieux » : c'est en réalité de la douleur.

Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Raideur au lever, surtout le matin ou après une longue sieste, qui s'atténue après quelques minutes de marche.

Boiterie intermittente, souvent aggravée par le froid, l'humidité ou un effort inhabituel.

Difficulté à se lever, à monter les escaliers, à sauter dans la voiture ou sur le canapé.

Promenades plus courtes, le chien traîne, s'arrête, refuse d'aller plus loin.

Moins de jeu, plus de sommeil, changement d'humeur : chien qui grogne quand on le touche ou le déplace, alors qu'il ne l'a jamais fait.

Léchage insistant d'une articulation.

Articulation épaissie, parfois chaude, avec des mouvements limités.

Fonte des muscles du membre le moins utilisé.

Respiration haletante au repos ou agitation nocturne, qui peuvent traduire la douleur.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

L'arthrose est le plus souvent la conséquence d'un problème articulaire préexistant : dysplasie de la hanche ou du coude, luxation de la rotule, rupture du ligament croisé, fracture ayant touché une articulation.

Elle peut aussi résulter de l'usure liée à l'âge, sans anomalie de départ identifiable.

Une infection ou une inflammation chronique de l'articulation peut détruire le cartilage.

Une fois amorcé, le processus s'entretient : le cartilage abîmé libère des substances inflammatoires qui abîment encore davantage l'articulation.

Surpoids et obésité : ils augmentent la charge sur les articulations et entretiennent une inflammation générale. C'est le facteur le plus important et le plus modifiable.

Âge avancé.

Grand format et races lourdes.

Antécédents de maladie articulaire de croissance ou de blessure d'articulation.

Activité sportive intense et répétée, sauts fréquents, sols glissants.

Sédentarité, qui affaiblit la musculature protectrice de l'articulation.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

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Le vétérinaire commence par écouter la description du quotidien : c'est souvent là que la douleur se repère, car un chien arthrosique s'adapte et ne se plaint pas.

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Il observe la marche, palpe chaque articulation, cherche les craquements, les épaississements et les limitations de mouvement, et évalue la masse musculaire.

3

Des radiographies confirment l'atteinte et précisent quelles articulations sont concernées.

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Un bilan sanguin est souvent réalisé avant de mettre en place un traitement de longue durée, pour vérifier le foie et les reins.

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Des grilles d'évaluation de la douleur remplies à la maison aident à mesurer l'effet du traitement dans le temps.

Traitement

La prise en charge combine toujours plusieurs leviers ; aucun ne suffit à lui seul.

La perte de poids est la mesure la plus efficace : quelques centaines de grammes en moins soulagent réellement un petit chien. Le vétérinaire fixe un objectif et un plan alimentaire.

L'activité physique doit être régulière, quotidienne et modérée : plusieurs petites promenades valent mieux qu'une longue sortie du week-end.

Les médicaments antidouleur et anti-inflammatoires prescrits par le vétérinaire permettent de casser les poussées et de rendre l'exercice possible. Ils nécessitent un suivi, notamment rénal et hépatique.

La physiothérapie, les massages, le travail en eau et certains appareils de traitement de la douleur complètent la prise en charge.

Des aliments spécifiques et des compléments pour les articulations sont fréquemment proposés en accompagnement au long cours.

La chirurgie garde une place quand une cause corrigible est identifiée, ou dans les atteintes très avancées d'une seule articulation.

Aménager la maison aide beaucoup : tapis antidérapants, couchage épais et chaud, gamelles surélevées, rampe pour la voiture, suppression des sauts.

Ne donnez jamais à votre chien un anti-inflammatoire humain. L'ibuprofène, l'aspirine et le paracétamol sont toxiques pour lui et peuvent causer des ulcères, des hémorragies digestives, une insuffisance rénale ou une atteinte du foie, parfois mortelles. Même une seule prise peut suffire.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Maintenir le chien mince toute sa vie : c'est la meilleure protection articulaire connue.

Faire traiter tôt les maladies articulaires du jeune chien, qui sont la principale porte d'entrée vers l'arthrose.

Nourrir les chiots de grande race avec un aliment adapté, sans ajout de calcium.

Entretenir une activité physique régulière plutôt qu'intense et occasionnelle.

Éviter les sols glissants et les sauts depuis les meubles ou le coffre de la voiture.

Faire examiner le chien une à deux fois par an à partir de l'âge mûr, pour repérer la douleur avant qu'elle ne limite sa vie.

Complications possibles

Douleur chronique qui altère le sommeil, l'appétit et le comportement.

Perte de mobilité et fonte musculaire, qui rendent le chien de plus en plus dépendant.

Prise de poids par réduction d'activité, qui aggrave l'arthrose : un cercle vicieux.

Blessures liées à la compensation sur les autres membres.

Chez le chien très atteint : difficulté à se relever seul, escarres, souillures, perte d'autonomie.

Effets indésirables digestifs ou rénaux des traitements au long cours, d'où l'importance des contrôles.

Quand consulter un vétérinaire

Votre chien met du temps à se lever le matin ou après une sieste.

Il boite, même de façon intermittente.

Il refuse les escaliers, ne saute plus, écourte ses promenades.

Il grogne ou se dérobe quand on le touche : la douleur peut rendre un chien irritable.

Il lèche sans cesse une articulation.

Il gémit la nuit, change souvent de position, ne trouve pas le sommeil.

Une aggravation brutale de la boiterie chez un chien arthrosique doit faire consulter rapidement : elle peut traduire une nouvelle lésion.

Pronostic

L'arthrose ne guérit pas et progresse avec le temps, mais elle se contrôle bien.

Un chien maintenu à son poids de forme, correctement traité pendant les poussées et sollicité régulièrement garde une vie active et confortable pendant des années.

Le pronostic dépend surtout de la précocité de la prise en charge et de la régularité du suivi, plus que de l'aspect des radiographies : certains chiens très marqués radiologiquement souffrent peu, et l'inverse est vrai aussi.

Questions fréquentes

Mon chien vieillit, c'est normal qu'il ralentisse, non ?

Ralentir avec l'âge est banal, mais avoir du mal à se lever, refuser les escaliers ou grogner au toucher n'est pas de la vieillesse : c'est de la douleur. Elle se traite, et beaucoup de propriétaires redécouvrent un chien qui rejoue une fois soulagé.

Puis-je lui donner de l'aspirine ou du paracétamol ?

Non, jamais. Ces médicaments humains sont dangereux pour le chien et peuvent provoquer des ulcères digestifs, des hémorragies et de graves atteintes des reins ou du foie, parfois mortelles. Seuls les médicaments prescrits par le vétérinaire pour votre chien sont adaptés.

Faut-il le faire marcher ou le laisser au repos ?

Il faut le faire marcher, mais autrement : des sorties courtes, régulières, sur sol souple, tous les jours. Le repos complet fait fondre les muscles qui soutiennent l'articulation et aggrave la situation.

Les compléments pour les articulations sont-ils utiles ?

Ils sont fréquemment proposés en accompagnement au long cours et sont généralement bien tolérés. Ils ne remplacent ni la perte de poids, ni l'exercice adapté, ni le traitement de la douleur prescrit par le vétérinaire.

Le froid aggrave-t-il l'arthrose ?

Beaucoup de chiens sont plus raides par temps froid et humide. Un couchage épais, à l'abri des courants d'air, et un petit échauffement avant la promenade améliorent leur confort.

Références

MSD Veterinary Manual

WSAVA — World Small Animal Veterinary Association

AVMA — American Veterinary Medical Association

Contenu relu par l'équipe éditoriale TunisieVet · Mis à jour 09 août 2026

EN BREF

AgentAutre
EspèceChien
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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