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Hépatozoonose canine
L'hépatozoonose est une maladie parasitaire du sang liée à Hepatozoon canis, un protozoaire transmis par la tique brune du chien. Sa particularité est qu'elle ne s'attrape pas par la morsure : le chien s'infeste en avalant la tique, en se m...
De quoi s'agit-il ?
L'hépatozoonose est une maladie parasitaire du sang liée à Hepatozoon canis, un protozoaire transmis par la tique brune du chien.
Sa particularité est qu'elle ne s'attrape pas par la morsure : le chien s'infeste en avalant la tique, en se mordillant ou en la croquant lors du toilettage.
Elle est présente dans le pourtour méditerranéen, dont l'Afrique du Nord, là où la tique brune est abondante.
Signes généralement observés
Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.
Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :
Souvent aucun signe : le parasite est découvert par hasard sur une analyse de sang.
Dans les formes exprimées : fièvre intermittente, abattement, fatigue à l'effort.
Amaigrissement progressif, poil terne, appétit en baisse.
Muqueuses pâles traduisant une anémie.
Ganglions et rate augmentés de volume.
Écoulements des yeux et du nez chez certains chiens.
Douleurs musculaires, démarche raide et réticence à se lever dans les formes sévères.
Des signes marqués évoquent souvent une maladie associée, transmise par les mêmes tiques.
Quand consulter sans attendre
Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.
Causes et facteurs de risque
Un parasite unicellulaire, Hepatozoon canis, qui se multiplie dans les globules blancs, la moelle osseuse, la rate et les ganglions.
La tique brune du chien, Rhipicephalus sanguineus, héberge la forme infestante.
L'expression de la maladie dépend beaucoup de l'état immunitaire du chien et de la présence d'autres infections.
Vie dans une région méditerranéenne ou chaude où la tique brune est établie.
Forte infestation par les tiques, chenils et niches non traités.
Chiens errants, de refuge ou vivant en extérieur permanent.
Chiens jeunes ou en mauvais état général.
Coexistence d'autres maladies transmises par les tiques, comme l'ehrlichiose ou la piroplasmose.
Absence de traitement antiparasitaire externe régulier.
Transmission
Par ingestion d'une tique infestée, avalée lors du toilettage ou en se mordillant : c'est une voie inhabituelle parmi les maladies transmises par les tiques.
La simple morsure de tique ne suffit pas à transmettre ce parasite.
Une transmission de la mère aux chiots avant la naissance est décrite.
Il n'y a pas de contagion directe entre chiens ni vers l'humain.
Diagnostic et prise en charge
Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.
Le diagnostic repose sur l'examen microscopique d'un frottis sanguin, où le parasite peut être observé à l'intérieur des globules blancs.
Un test moléculaire recherchant l'ADN du parasite est plus sensible, notamment quand la charge parasitaire est faible.
La numération sanguine peut montrer une anémie et une augmentation de certains globules blancs.
Le vétérinaire recherche systématiquement les autres maladies transmises par les tiques : leur association est fréquente et change la prise en charge.
Un bilan général évalue le retentissement sur les organes.
Traitement
Le traitement est prescrit par le vétérinaire et associe des molécules antiparasitaires spécifiques, souvent sur une durée prolongée.
Les traitements réduisent la charge parasitaire et font disparaître les signes, mais l'élimination complète du parasite est difficile : un portage résiduel est fréquent.
Des soins de soutien accompagnent les formes sévères : réhydratation, alimentation adaptée, gestion de la douleur, transfusion en cas d'anémie profonde.
Les maladies associées transmises par les tiques sont traitées en même temps.
La lutte contre les tiques fait partie du traitement : sans elle, la réinfestation est certaine.
Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.
Prévention
Traitement antiparasitaire externe régulier contre les tiques, sans interruption pendant les périodes à risque, selon la prescription du vétérinaire.
Inspection quotidienne du chien et retrait des tiques avec un crochet adapté, en évitant qu'il puisse les avaler.
Traitement de l'environnement en cas d'infestation par la tique brune : niches, chenils, fissures des murs, textiles.
Éviter que le chien mordille son pelage sans surveillance en période d'infestation.
Contrôle des chiens nouvellement adoptés provenant de zones à forte densité de tiques.
Complications possibles
Anémie marquée et amaigrissement dans les formes chroniques.
Atteinte rénale liée à la réaction immunitaire prolongée.
Douleurs musculaires et osseuses persistantes dans les formes sévères.
Aggravation nette lorsqu'une autre maladie transmise par les tiques est présente.
Rechutes à l'occasion d'une baisse d'immunité ou d'une maladie intercurrente.
Quand consulter un vétérinaire
Votre chien présente une fièvre qui va et vient, sans cause évidente.
Il maigrit, se fatigue vite ou reste couché plus que d'habitude.
Ses gencives sont pâles.
Il marche raide, semble douloureux ou peine à se lever.
Vous retirez régulièrement des tiques sur lui.
Il vient d'une région où les tiques sont nombreuses et son état général se dégrade.
Pronostic
Bon chez les chiens peu parasités et sans maladie associée : les signes disparaissent sous traitement et beaucoup mènent une vie normale.
Plus réservé dans les formes à forte charge parasitaire, chez les chiens affaiblis ou en cas d'infections multiples transmises par les tiques.
Le portage résiduel est fréquent : un suivi vétérinaire et une prévention antiparasitaire rigoureuse limitent les rechutes.
Questions fréquentes
Mon chien peut-il attraper cette maladie par une simple piqûre de tique ?
Non, et c'est sa particularité : il doit avaler la tique, ce qui arrive facilement lorsqu'il se mordille ou se toilette. Retirer les tiques rapidement et empêcher le chien de les croquer réduit donc le risque.
Est-elle contagieuse pour les autres chiens ou pour moi ?
Non. Il n'y a pas de transmission directe entre chiens, ni du chien vers l'être humain. Le parasite a besoin de la tique pour boucler son cycle.
Mon chien est positif mais n'a aucun symptôme, est-ce inquiétant ?
Le portage sans signe est fréquent dans les régions concernées. Le vétérinaire décide s'il faut traiter en tenant compte de la charge parasitaire, de l'état du chien et des maladies associées.
Le traitement élimine-t-il définitivement le parasite ?
Pas toujours. Il fait disparaître les signes et réduit fortement la charge parasitaire, mais un portage peut persister. C'est pourquoi la prévention contre les tiques reste indispensable après la guérison.
Références
ESCCAP — European Scientific Counsel Companion Animal Parasites
Contenu relu par l'équipe éditoriale TunisieVet · Mis à jour 09 août 2026
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Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.
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