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Hypothyroïdie canine

La thyroïde est une petite glande située dans le cou. Elle fabrique des hormones qui règlent la vitesse de fonctionnement de l'organisme. Dans l'hypothyroïdie, cette glande ne produit plus assez d'hormones : tout ralentit. Le chien devient...

De quoi s'agit-il ?

La thyroïde est une petite glande située dans le cou. Elle fabrique des hormones qui règlent la vitesse de fonctionnement de l'organisme.

Dans l'hypothyroïdie, cette glande ne produit plus assez d'hormones : tout ralentit. Le chien devient mou, prend du poids sans manger davantage et son poil se dégrade.

C'est la maladie hormonale la plus fréquente chez le chien adulte. Elle s'installe lentement, souvent sur plusieurs mois, et les propriétaires la mettent volontiers sur le compte de l'âge.

Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Baisse d'énergie : le chien dort plus, se lasse vite en promenade, cherche moins le jeu.

Prise de poids alors que la ration n'a pas changé.

Recherche de la chaleur, frilosité inhabituelle.

Poil sec, terne, cassant, qui repousse mal après une tonte.

Perte de poils symétrique des deux côtés du corps, souvent sur les flancs, la queue et l'arrière des cuisses, en général sans démangeaison au début.

Peau épaissie, plus foncée, parfois grasse avec des pellicules.

Infections de peau ou d'oreilles qui reviennent sans cesse et qui, elles, grattent.

Chez certains chiens, l'expression du visage paraît figée, les paupières tombent légèrement.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

Dans la grande majorité des cas, la glande thyroïde est progressivement détruite par l'organisme lui-même (réaction immunitaire dirigée contre la thyroïde) ou remplacée par du tissu graisseux.

Beaucoup plus rarement, le défaut se situe non pas dans la glande mais dans la zone du cerveau qui lui donne ses ordres.

Une forme présente dès la naissance existe chez le chiot mais reste exceptionnelle.

Certains médicaments et certaines maladies générales font baisser temporairement les hormones thyroïdiennes sans qu'il s'agisse d'une véritable hypothyroïdie : c'est l'une des raisons pour lesquelles le vétérinaire ne se fie jamais à un seul dosage.

Âge adulte à mûr : la maladie apparaît le plus souvent entre quatre et dix ans.

Races de taille moyenne à grande plus souvent concernées, notamment le golden retriever, le labrador, le setter irlandais, le doberman, le boxer et le caniche.

Une stérilisation antérieure est parfois retrouvée dans les statistiques, sans qu'elle explique la maladie à elle seule.

Les très petites races et les chiens très jeunes sont rarement touchés.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

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Le diagnostic ne peut pas se poser sur les seuls signes visibles, car fatigue, prise de poids et problèmes de peau existent dans beaucoup d'autres maladies.

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Le vétérinaire réalise un examen complet, palpe la peau et le cou, puis prescrit une prise de sang.

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Cette analyse comprend un bilan général (numération, reins, foie, sucres et graisses du sang) et le dosage des hormones thyroïdiennes. Un cholestérol élevé et une anémie modérée sont des indices fréquents.

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Selon les résultats, des dosages complémentaires sont demandés pour distinguer une vraie hypothyroïdie d'une baisse passagère liée à une autre maladie ou à un traitement en cours.

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Il est important de signaler tous les médicaments et compléments donnés au chien : certains faussent l'interprétation.

Traitement

Le traitement consiste à remplacer l'hormone manquante par une hormone thyroïdienne de synthèse, donnée par la bouche, tous les jours, à vie.

Les doses et le rythme sont fixés par le vétérinaire pour chaque chien : elles ne se recopient jamais d'un animal à l'autre.

Des contrôles sanguins sont programmés après le début du traitement, puis régulièrement, pour ajuster la quantité au plus juste. Un excès d'hormone est aussi néfaste qu'un manque.

L'énergie et l'appétit reviennent souvent en quelques semaines ; le pelage, lui, demande plusieurs mois pour se refaire.

Les infections de peau ou d'oreilles associées sont traitées en parallèle, sans quoi le chien continue de se gratter alors que l'hormone est déjà corrigée.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Il n'existe pas de moyen d'empêcher l'apparition de la maladie.

Les chiens issus de lignées touchées ne devraient pas être choisis pour la reproduction.

Un bilan sanguin lors des visites annuelles, surtout à partir de l'âge mûr, permet de repérer la maladie avant qu'elle ne pèse sur la qualité de vie.

Surveiller le poids à la maison, à intervalles réguliers, aide à repérer une prise de poids inexpliquée.

Complications possibles

Infections cutanées et otites à répétition tant que l'hormone n'est pas corrigée.

Taux de graisses élevé dans le sang de façon durable.

Troubles nerveux dans les formes anciennes ou sévères : faiblesse des membres, atteinte des nerfs de la face, difficultés d'équilibre.

Baisse de fertilité chez la chienne et le mâle reproducteurs.

Dans des cas rares et avancés, un état de très grande faiblesse avec chute de la température corporelle qui constitue une urgence.

Quand consulter un vétérinaire

Votre chien prend du poids alors que sa ration n'a pas changé.

Il est fatigué, moins joueur, cherche la chaleur et dort beaucoup plus qu'avant.

Son poil devient terne, tombe des deux côtés du corps de façon symétrique ou ne repousse pas après une tonte.

Il enchaîne les otites ou les infections de peau malgré les traitements.

Il devient très abattu, froid au toucher et ne se relève plus : consultez en urgence.

Pronostic

Le pronostic est très bon. Avec un traitement quotidien et des contrôles réguliers, la plupart des chiens retrouvent une vie parfaitement normale et une espérance de vie inchangée.

Les rechutes des signes correspondent presque toujours à un traitement mal ajusté ou irrégulier plutôt qu'à une aggravation de la maladie.

Questions fréquentes

Mon chien grossit et dort beaucoup : est-ce forcément la thyroïde ?

Non. Une ration trop riche, le manque d'exercice, l'arthrose ou d'autres maladies hormonales donnent le même tableau. Seule une prise de sang, interprétée avec l'examen clinique, permet de trancher.

Le traitement est-il à vie ?

Oui, dans la quasi-totalité des cas. Il remplace une hormone que la glande ne fabrique plus ; l'arrêter fait revenir les signes en quelques semaines.

Peut-on soigner l'hypothyroïdie avec l'alimentation ?

Non. Aucun aliment ni complément ne remplace l'hormone manquante. Une alimentation adaptée aide en revanche à gérer le poids pendant que le traitement fait effet.

Combien de temps avant que le poil repousse ?

L'énergie revient souvent en quelques semaines, mais le pelage demande plusieurs mois. C'est normal et ce n'est pas un signe d'échec du traitement.

Références

MSD Veterinary Manual

WSAVA — World Small Animal Veterinary Association

AVMA — American Veterinary Medical Association

Contenu relu par l'équipe éditoriale TunisieVet · Mis à jour 09 août 2026

EN BREF

AgentAutre
EspèceChien
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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