Maladie parasitaire Zèbre des plaines, Onagre

Piroplasmose équine

La piroplasmose équine, aussi appelée babésiose équine, est une maladie parasitaire du sang qui touche les équidés, dont le zèbre des plaines. Elle est provoquée par de minuscules parasites (Babesia caballi ou Theileria equi) transmis par d...

De quoi s'agit-il ?

La piroplasmose équine, aussi appelée babésiose équine, est une maladie parasitaire du sang qui touche les équidés, dont le zèbre des plaines. Elle est provoquée par de minuscules parasites (Babesia caballi ou Theileria equi) transmis par des tiques. Ces parasites envahissent les globules rouges et les détruisent progressivement.\n\nLe zèbre des plaines, comme le cheval ou l'âne, peut être infecté dans les régions où les tiques vectrices sont présentes. Dans la nature comme en captivité (parcs zoologiques, réserves), l'animal reste exposé au risque de piqûre de tique.\n\nCette maladie est présente dans de nombreuses régions du monde, y compris en Afrique où vit le zèbre des plaines à l'état sauvage, ce qui en fait une menace sanitaire à surveiller de près pour les populations captives ou semi-captives.

À retenir

Les formes aiguës sévères peuvent engager le pronostic vital de l'animal en l'absence de prise en charge rapide.

Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Les signes cliniques varient selon la forme de la maladie.\n\nDans la forme aiguë, on observe de la fièvre, un abattement marqué, une perte d'appétit et une fatigue importante. Les muqueuses (gencives, autour des yeux) peuvent devenir pâles ou jaunâtres à cause de la destruction des globules rouges. Les urines peuvent prendre une couleur foncée, presque rougeâtre.\n\nDans les formes plus sévères, un gonflement (œdème) peut apparaître, notamment au niveau des membres ou du ventre, et l'animal peut présenter une respiration difficile.\n\nCertains animaux, notamment ceux nés dans des zones où la maladie est très présente, peuvent devenir porteurs sans montrer de symptômes visibles pendant longtemps, tout en restant une source de contamination pour les tiques.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

La maladie est due à des parasites microscopiques du sang, Babesia caballi et/ou Theileria equi, qui envahissent et détruisent les globules rouges. Ces parasites sont transmis par la piqûre de tiques infectées, qui jouent le rôle de vecteur.

Vivre dans une région infestée de tiques, un environnement chaud et humide favorable à ces parasites, l'absence de programme de lutte antiparasitaire, le stress (transport, captivité, cohabitation avec d'autres équidés porteurs) et un système immunitaire affaibli augmentent le risque de développer une forme clinique de la maladie.

Transmission

La transmission se fait principalement par les tiques, qui s'infectent en piquant un animal porteur puis transmettent le parasite à un autre animal lors d'une piqûre ultérieure. Une transmission peut aussi survenir par le sang, par exemple lors de l'utilisation de matériel non stérilisé entre animaux, ou de la mère au fœtus dans certains cas.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

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Le vétérinaire suspecte la maladie sur la base des symptômes et du contexte (présence de tiques, zone géographique). Le diagnostic de certitude repose sur une prise de sang, avec examen au microscope d'un frottis sanguin pour rechercher le parasite dans les globules rouges, complété par des tests sérologiques ou moléculaires plus sensibles réalisés en laboratoire spécialisé.

Traitement

Le traitement repose sur des médicaments antiparasitaires spécifiques ciblant les Babesia/Theileria, prescrits et administrés uniquement par un vétérinaire compte tenu de leur marge de sécurité étroite chez les équidés sauvages. Un traitement de soutien peut être associé : fluides pour lutter contre la déshydratation, et surveillance de la fonction rénale et hépatique.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

La prévention repose avant tout sur la lutte contre les tiques : inspection régulière du pelage, traitements antiparasitaires externes adaptés, et gestion de l'environnement (débroussaillage, réduction des zones à tiques).\n\nDans les parcs zoologiques ou réserves, une quarantaine et un dépistage sanguin des nouveaux animaux avant introduction dans un groupe permettent de limiter l'introduction de la maladie. Le matériel vétérinaire (aiguilles, instruments) doit être correctement désinfecté entre chaque animal.

Complications possibles

Les complications possibles incluent une anémie sévère, une insuffisance rénale liée à la destruction massive des globules rouges, des troubles de la coagulation, voire un collapsus circulatoire dans les formes graves. Chez les animaux sauvages, la manipulation et la contention nécessaires au traitement représentent elles-mêmes un risque supplémentaire de stress important.

Quand consulter un vétérinaire

Fatigue inhabituelle ou refus de bouger chez le zèbre.\nMuqueuses pâles ou jaunâtres constatées lors d'une observation rapprochée.\nUrines anormalement foncées.\nFièvre ou perte d'appétit persistante.\nGonflement inexpliqué des membres ou du ventre.

Pronostic

Le pronostic dépend de la rapidité de la prise en charge. Une forme détectée tôt et traitée correctement a un pronostic généralement favorable. Les formes aiguës sévères, notamment chez un animal affaibli ou stressé par la captivité, peuvent engager le pronostic vital sans traitement rapide. Certains animaux guéris restent porteurs chroniques du parasite.

Questions fréquentes

Le zèbre des plaines peut-il transmettre la piroplasmose à l'homme ?

Non, cette maladie n'est pas transmissible à l'homme. Elle se propage uniquement entre équidés par l'intermédiaire des tiques.

Un zèbre guéri peut-il retomber malade ?

Oui, un animal guéri peut rester porteur du parasite sans symptôme, mais peut développer à nouveau des signes cliniques en cas de stress ou de baisse d'immunité, et reste une source possible de contamination pour les tiques.

Comment protéger un zèbre en captivité contre cette maladie ?

La meilleure protection consiste à limiter l'exposition aux tiques par une gestion de l'environnement et des traitements antiparasitaires réguliers, ainsi qu'un dépistage avant toute introduction dans un nouveau groupe.

La piroplasmose est-elle fréquente chez les zèbres sauvages ?

Dans les zones d'Afrique où les tiques vectrices sont présentes, une part importante des équidés sauvages, dont les zèbres, peut être porteuse du parasite sans forcément développer de maladie visible.

Références

WOAH — Organisation mondiale de la santé animale (ex-OIE)

MSD Veterinary Manual

Contenu relu par l'équipe éditoriale TunisieVet · Mis à jour 30 août 2026

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EN BREF

AgentParasite
EspèceZèbre des plaines, Onagre
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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