Rhinite chronique du chien (inflammatoire, lymphoplasmocytaire)
La rhinite chronique est une inflammation de l'intérieur du nez qui dure depuis des semaines, voire des mois. Dans sa forme dite lymphoplasmocytaire, la muqueuse du nez est envahie par des cellules du système immunitaire, sans qu'une infect...
De quoi s'agit-il ?
La rhinite chronique est une inflammation de l'intérieur du nez qui dure depuis des semaines, voire des mois.
Dans sa forme dite lymphoplasmocytaire, la muqueuse du nez est envahie par des cellules du système immunitaire, sans qu'une infection, un objet ou une tumeur en soit responsable. La cause précise reste le plus souvent inconnue.
Le chien a le nez qui coule, éternue par périodes et respire parfois bruyamment par le nez.
Signes généralement observés
Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.
Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :
Écoulement du nez qui dure depuis plus de trois semaines, clair au début puis souvent plus épais.
L'écoulement peut commencer d'un seul côté puis passer des deux côtés.
Éternuements qui vont et viennent, avec des périodes plus calmes.
Bruit de nez bouché ou reniflement, même quand le chien est éveillé et au calme.
Inspirations bruyantes et saccadées par le nez, cou tendu, pendant quelques secondes : les « éternuements à l'envers ».
Larmoiement chez certains chiens.
L'état général reste habituellement bon : le chien mange, joue et ne maigrit pas.
Un saignement de nez, un museau qui se déforme ou une truffe qui change de couleur ne font pas partie du tableau habituel et doivent faire chercher une autre cause.
Quand consulter sans attendre
Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.
Causes et facteurs de risque
Dans la forme lymphoplasmocytaire, l'origine exacte n'est pas connue : le nez réagit par une inflammation qui s'entretient d'elle-même.
Une rhinite aiguë mal guérie, d'origine infectieuse ou allergique, peut être le point de départ d'une inflammation qui devient chronique.
Des irritants de l'air, comme la fumée de tabac, la poussière ou certains produits ménagers, peuvent aggraver les signes.
La cause est souvent inconnue et aucun facteur de risque précis n'est établi.
Un antécédent de rhinite infectieuse ou allergique est parfois retrouvé.
Un environnement chargé en fumée ou en poussière peut entretenir les signes.
Diagnostic et prise en charge
Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.
Le vétérinaire fait préciser depuis quand le nez coule, de quel côté, et s'il y a eu du sang. Il examine le nez, la truffe, les dents et la bouche, et vérifie le passage de l'air par chaque narine.
Comme les signes ressemblent à ceux d'autres maladies du nez, le diagnostic passe par des examens sous anesthésie : imagerie de la tête, de préférence un scanner, puis examen de l'intérieur du nez avec une petite caméra (rhinoscopie) et prélèvement de petits fragments de muqueuse (biopsies).
Ces examens permettent d'écarter un épillet, une infection par un champignon, une tumeur ou une dent infectée, et de confirmer l'inflammation.
Un examen dentaire est important : un abcès d'une dent du haut peut faire couler le nez du même côté.
Traitement
Il n'existe pas de traitement qui guérisse définitivement cette inflammation ; le but est de réduire les signes, et le confort du chien s'améliore souvent nettement.
Le vétérinaire peut prescrire un traitement anti-inflammatoire, par voie générale ou en inhalation selon les cas.
Un antibiotique peut être proposé quand une infection s'ajoute à l'inflammation, mais il ne traite pas la maladie de fond.
Réduire les irritants de l'air (fumée, poussière, parfums d'intérieur) et humidifier l'air peuvent aider.
Les signes ont tendance à revenir : un suivi permet d'adapter le traitement au fil du temps.
Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.
Prévention
Il n'existe pas de prévention connue de la forme lymphoplasmocytaire.
Éviter de fumer à l'intérieur et limiter la poussière et les produits irritants dans le logement.
Faire examiner un chien dont le nez coule depuis plusieurs semaines, pour ne pas laisser passer un épillet ou une autre cause qui se traite différemment.
Complications possibles
Surinfection du nez, avec un écoulement plus épais et plus abondant.
Gêne respiratoire et sommeil perturbé quand le nez est très bouché.
Retour des signes à l'arrêt du traitement.
Quand consulter un vétérinaire
Votre chien respire bouche ouverte au repos, ou ses gencives ou sa langue sont bleutées : consultez en urgence.
Il saigne du nez, abondamment ou à plusieurs reprises : consultez dans la journée.
Son museau se déforme, sa truffe change de couleur ou un œil paraît avancer : consultez dans la semaine.
Son nez coule depuis plus de trois semaines.
Il éternue par périodes depuis plusieurs semaines sans amélioration.
Ses signes reviennent après un traitement.
Pronostic
La maladie n'est pas grave pour la vie du chien, mais elle est souvent durable.
La plupart des chiens gardent une bonne qualité de vie grâce au traitement, même si l'écoulement et les éternuements ne disparaissent pas toujours complètement.
Questions fréquentes
Comment la distinguer d'un épillet dans le nez ?
L'épillet donne un début brutal, souvent pendant ou juste après une promenade, avec des éternuements violents, un chien qui se frotte le nez et un écoulement d'une seule narine. La rhinite chronique s'installe progressivement, dure depuis des semaines et touche souvent les deux narines.
Et d'une tumeur ou d'une aspergillose ?
Un saignement de nez, une truffe qui se décolore ou se couvre de croûtes, un museau douloureux ou déformé, un œil qui avance ne font pas partie de la rhinite chronique. Ces signes orientent vers une infection par un champignon ou une tumeur. Seuls le scanner, la rhinoscopie et les biopsies permettent de trancher.
Pourquoi faut-il une anesthésie pour poser le diagnostic ?
L'intérieur du nez du chien est long et étroit : on ne peut pas le voir sans matériel. Le scanner, la petite caméra et les biopsies demandent que le chien soit endormi. Ce sont ces examens qui permettent d'écarter les autres causes.
Mon chien fait parfois des « éternuements à l'envers » : est-ce une rhinite ?
Pas forcément. Chez le chien, ces épisodes sont fréquents et le plus souvent sans gravité. Ils deviennent plus inquiétants quand ils sont nombreux, récents, ou accompagnés d'un nez qui coule, de saignements ou d'un bruit de nez bouché : consultez alors.
Références
Contenu relu par l'équipe éditoriale TunisieVet · Mis à jour 10 octobre 2026
Commentaires (0)
Pas encore de commentaire.
EN BREF
Besoin d'un vétérinaire ?
Retrouvez un praticien près de chez vous sur TunisieVet, avec ses spécialités, ses horaires et ses coordonnées.
Trouver un vétérinaireCatégories
Espèces concernées
Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.
Vous envisagez d'accueillir un animal ? Des chiens et des chats attendent une famille en Tunisie, et l'adoption est entièrement gratuite.
Annonces d'adoptionSur la marketplace TunisieVet
Alimentation, hygiène et accessoires pour chien, vendus par des boutiques vérifiées et livrés partout en Tunisie.
Conseil d'achat, pas de conseil médical : pour un diagnostic ou un traitement, consultez votre vétérinaire.
À découvrir
Maladies proches et contenus Animalia liés.
Parvovirose canine
Virale · Vaccin disponible
Maladie de Carré
Virale · Vaccin disponible
Toux du chenil
Virale · Vaccin disponible
Leishmaniose canine
Parasitaire