Une huppe fasciée au plumage orné se tient près d'un trône doré sous un ciel chaud, évoquant le récit coranique de Sulayman.
Récit Animaux dans le Coran

La huppe qui apporta une nouvelle inattendue au prophète Sulayman

Un jour, dans l'immense armée du prophète Sulayman, un simple oiseau manqua à l'appel. Sa disparition, puis son retour, allaient révéler une nouvelle que nul n'attendait.

3 min de lecture · Publié il y a 12 heures · 7 vues

Le prophète Sulayman (Salomon), fils de Dawud, avait reçu de Dieu un règne extraordinaire : il comprenait le langage des oiseaux et commandait à une armée composée de djinns, d'hommes et d'oiseaux. Un jour, alors qu'il passait ses troupes en revue, son regard chercha un oiseau précis parmi les rangs : la huppe. Elle était absente.

L'absence remarquée

Sulayman s'en étonna et prononça des paroles rapportées dans la sourate An-Naml (« Les Fourmis ») : il déclara qu'il ne voyait pas la huppe et se demanda si elle faisait partie des absents, ajoutant qu'il la châtierait sévèrement ou l'égorgerait, à moins qu'elle ne lui apporte une justification claire. Ce passage montre à quel point l'ordre régnait dans cette armée, où chaque créature, même la plus petite, avait sa place et son rôle.

Publicité
Publicité

Peu après, la huppe revint. Elle n'était pas restée longtemps absente, et elle apportait une nouvelle que Sulayman ne connaissait pas encore. C'est ce que raconte la suite du récit coranique :

﴿ فَمَكَثَ غَيْرَ بَعِيدٍ فَقَالَ أَحَطتُ بِمَا لَمْ تُحِطْ بِهِ وَجِئْتُكَ مِن سَبَإٍ بِنَبَإٍ يَقِينٍ ﴾

« Mais elle ne resta absente que peu de temps et dit : "J'ai appris ce que tu n'as pas appris et je te apporte de Saba' une nouvelle sûre." »

(Sourate An-Naml, verset 22)

La nouvelle de la reine de Saba

La huppe expliqua alors qu'elle avait découvert un peuple gouverné par une femme, la reine de Saba, qui possédait un trône magnifique. Elle rapporta que cette reine et son peuple se prosternaient devant le soleil au lieu d'adorer Dieu, l'Unique. Cette information allait déclencher toute la suite du récit coranique : Sulayman envoya une lettre à la reine par l'intermédiaire de cette même huppe, l'invitant à reconnaître le Seigneur des mondes. Les événements qui suivirent — la lettre, la réponse de la reine, sa venue jusqu'au palais de Sulayman et sa reconnaissance finale de la vérité — occupent une large partie de la sourate An-Naml. Ce qui frappe dans cet épisode, c'est le rôle central confié à un petit oiseau. Ce n'est pas un ministre, ni un sage humain, qui apporte l'information décisive à un prophète : c'est une huppe, créature discrète et modeste, dont l'observation attentive du monde dépasse en un instant ce que le souverain le plus puissant de son temps pouvait savoir.

Une leçon pour toutes les créatures

Les commentateurs du Coran ont souvent souligné que ce récit illustre la vaste étendue de la connaissance divine, répartie avec sagesse parmi toutes les créatures. Il est rapporté que certains exégètes ont vu dans la sévérité annoncée par Sulayman non pas une colère injuste, mais un rappel du sérieux avec lequel un chef doit veiller sur ceux dont il a la responsabilité, animaux compris.

Cette histoire nous enseigne qu'aucune créature n'est négligeable aux yeux de Dieu, et que la sagesse peut se manifester là où on l'attend le moins, jusque dans le vol d'un oiseau au plumage orné d'une couronne de plumes. En prenant soin des animaux qui nous entourent, en observant leur comportement avec attention et respect, nous suivons l'exemple de Sulayman qui sut reconnaître, dans les paroles d'une simple huppe, une vérité essentielle. Prendre soin du vivant, petit ou grand, c'est aussi honorer cet équilibre voulu par le Créateur.

Sources

Récit relu par l'équipe éditoriale Animalia.

Commentaires (0)

Pas encore de commentaire.

Publicité
Haut
Actualités
Suivez TunisieVet sur Facebook
Conseils, adoptions et actus vétérinaires
S'abonner