Un chien assoiffé boit de l'eau versée dans une chaussure de cuir près d'un vieux puits en pierre, dans un paysage désertique baigné de lumière dorée.
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« Dans chaque être vivant, il y a une récompense » : que signifie ce hadith ?

Un homme assoiffé descend au fond d'un puits pour boire, puis remonte pour offrir de l'eau à un chien haletant de soif. Ce geste simple lui vaut, selon le Prophète ﷺ, le pardon de Dieu.

3 min de lecture · Publié il y a 2 semaines · 22 vues

Un jour, un homme marchait sur une route lorsque la soif le saisit violemment. Apercevant un puits, il y descendit, but à sa soif, puis en ressortit. C'est alors qu'il vit un chien haletant, la langue pendante, en train de manger la boue humide tant sa soif était grande. L'homme se dit alors : « Ce chien est aussi assoiffé que je l'étais. »

Un geste simple, une immense récompense

Sans hésiter, l'homme redescendit dans le puits, remplit sa chaussure d'eau, la tint entre ses dents pour pouvoir remonter, puis donna à boire au chien jusqu'à ce qu'il étanche sa soif. Ce geste, en apparence anodin, fut vu par Dieu et grandement récompensé. Le Prophète ﷺ raconta cette histoire à ses compagnons pour leur enseigner une vérité essentielle sur la miséricorde.

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Ce récit est rapporté dans Sahih al-Bukhari et dans Sahih Muslim. Le Prophète ﷺ conclut cette histoire en disant que Dieu remercia cet homme pour son acte et lui pardonna ses péchés. Lorsque les compagnons demandèrent : « Ô Messager de Dieu, y a-t-il pour nous une récompense dans le fait de bien traiter les animaux ? », il répondit par ces mots restés célèbres : « Dans chaque être vivant doté d'un foie humide, il y a une récompense. »

Que signifie « un foie humide » ?

Cette expression employée par le Prophète ﷺ désigne, selon les explications des savants, tout être vivant : elle englobe les animaux dans leur diversité, sans distinction d'espèce, de taille ou d'utilité pour l'homme. Le hadith ne parle pas seulement des animaux domestiques ou de compagnie, mais de toute créature dotée de vie. Cela signifie que la bienveillance envers les animaux n'est pas un acte accessoire ou facultatif dans la tradition islamique : elle est directement liée à la miséricorde de Dieu et peut constituer une cause de pardon.

Il est intéressant de noter que, dans ce récit, l'animal secouru n'est même pas un animal réputé pour sa proximité avec l'homme. Il s'agit d'un chien errant, assoiffé, sans propriétaire ni valeur marchande apparente. Cela montre que la valeur d'un acte de bonté ne dépend pas de l'espèce ou de l'utilité de l'animal secouru, mais de l'intention sincère et de la compassion qui l'anime.

Une leçon universelle

Ce hadith rappelle également que la miséricorde ne se limite pas aux relations entre êtres humains. Elle s'étend à toute la création, y compris aux créatures les plus modestes. Un simple geste — donner à boire, nourrir, soulager une souffrance animale — peut avoir, dans la balance des actes, un poids considérable aux yeux de Dieu.

Cette histoire invite chacun à porter un regard attentif sur les animaux qui croisent son chemin, qu'ils soient domestiques, errants ou sauvages. Un bol d'eau posé pour un chat assoiffé, un geste de douceur envers un animal blessé, ou simplement l'attention portée à ne pas faire souffrir une créature vivante : autant d'actes simples qui, à la lumière de ce hadith, peuvent devenir des occasions de miséricorde et de rapprochement avec le divin. Prendre soin des animaux n'est donc pas un détail secondaire, mais une part vivante de la foi et de l'humanité.

Sources

Récit relu par l'équipe éditoriale Animalia.

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