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Le flamant rose retrouve les lagunes d'Ichkeul

Le retour saisonnier d'un oiseau devenu le symbole des zones humides tunisiennes.

Rédaction TunisieVet

2 min de lecture · Publié il y a 1 semaine

À l'automne, les lagunes du nord tunisien changent de couleur. Des milliers de flamants roses s'y installent pour l'hiver, venus de Camargue, d'Espagne ou de Turquie, et repartiront au printemps vers leurs sites de reproduction.

Une escale, pas un hasard

Ichkeul et les sebkhas voisines offrent ce que l'oiseau cherche : des eaux peu profondes, saumâtres, riches en invertébrés. Le flamant filtre la vase la tête à l'envers, et c'est de ce régime qu'il tire sa couleur — les pigments des petits crustacés dont il se nourrit.

Le niveau et la salinité de l'eau font toute la différence. Une année trop sèche, ou une arrivée d'eau douce mal maîtrisée, et la ressource alimentaire s'effondre : les oiseaux passent sans s'arrêter.

Le flamant ne choisit pas un paysage, il choisit une profondeur d'eau et une salinité — le reste suit.

Un indicateur pour toute la zone humide

Suivre les effectifs d'une saison à l'autre revient donc à mesurer la santé de la zone humide elle-même. Les comptages hivernaux, réalisés chaque année aux mêmes dates, servent de baromètre à l'ensemble du site.

Ichkeul, classé au patrimoine mondial, reste le meilleur endroit du pays pour observer l'espèce. La règle y est simple : rester sur les points d'observation, et ne jamais faire décoller un groupe posé — chaque envol coûte à l'oiseau l'énergie qu'il est venu chercher.

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