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Les chevaux dans le Coran : pourquoi sont-ils mentionnés ?
Dans le Coran, le cheval apparaît comme une créature d'exception, associée à la puissance, à la beauté et à la reconnaissance envers Allah. Retour sur ce que les textes disent réellement de cet animal noble.
3 min de lecture · Publié il y a 1 semaine · 17 vues
Le cheval occupe une place particulière dans le Coran, où il est cité à plusieurs reprises comme un signe de la puissance divine et un compagnon précieux de l'être humain. Il n'apparaît pas comme un simple animal de trait ou de guerre, mais comme une créature dont la beauté et la vigueur méritent d'être méditées.
Une créature offerte à l'homme
Dans la sourate An-Nahl (les Abeilles), Allah évoque la création des chevaux, des mulets et des ânes parmi les bienfaits accordés aux hommes, à la fois pour les porter et pour l'ornement qu'ils représentent. Ce verset souligne que le cheval n'est pas uniquement utile : il est aussi beau, et cette beauté est présentée comme une grâce en soi, digne de gratitude.
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Cette double dimension — utilité et esthétique — traverse toute la place du cheval dans la tradition islamique. L'animal y est perçu comme un don qui dépasse la seule fonction pratique, un rappel de la générosité du Créateur envers Ses créatures.
Le serment des chevaux lancés au galop
La sourate Al-Adiyat (Les Coursiers) s'ouvre par un serment saisissant, prêté par Allah sur les chevaux lancés au galop, dont le souffle est haletant, dont les sabots font jaillir des étincelles au choc des pierres, et qui surgissent à l'aube pour soulever un nuage de poussière. Les exégètes s'accordent généralement à y voir une évocation des chevaux de bataille, dont l'ardeur et la vigueur servent à illustrer, par contraste, l'ingratitude de l'être humain envers son Seigneur, thème développé dans la suite de la sourate.
Le choix même de ce serment n'est pas anodin : en jurant par les chevaux, le Coran met en lumière la force, l'endurance et la noblesse de cet animal, qualités qui ont marqué l'imaginaire des Arabes bien avant l'avènement de l'islam et qui continuent d'être admirées aujourd'hui.
Un attachement rapporté dans les hadiths
Au-delà du Coran, plusieurs hadiths authentiques rapportent l'attention particulière que le Prophète ﷺ portait aux chevaux. Il est rapporté dans Sahih al-Bukhari que le Prophète ﷺ aimait les chevaux et encourageait leur bon traitement, les considérant comme porteurs de bénédiction lorsqu'ils étaient utilisés avec droiture, notamment pour le jihad au sens de l'effort et de la défense légitime. D'autres traditions évoquent des courses de chevaux organisées du temps du Prophète ﷺ, témoignant de l'estime portée à cet animal dans la vie quotidienne des premiers musulmans.
Ces récits montrent que le cheval n'était pas seulement un outil, mais un compagnon dont on prenait soin, que l'on nourrissait convenablement et que l'on traitait avec respect, en cohérence avec l'esprit général de bienveillance envers les animaux que l'on retrouve dans de nombreux enseignements islamiques.
Ainsi, qu'il s'agisse du verset d'An-Nahl rappelant sa beauté offerte à l'homme, ou du serment solennel d'Al-Adiyat célébrant sa fougue, le cheval demeure dans le Coran et la tradition prophétique une créature dont la grandeur invite à la reconnaissance. Prendre soin des chevaux, comme de tout animal placé sous la responsabilité humaine, s'inscrit dans cet esprit de gratitude et de douceur que ces textes nous enseignent : honorer la création, c'est aussi savoir en prendre soin avec attention et respect.