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Récit Désert Tunisie

Une nuit à attendre le fennec

Récit d'observation dans le sud tunisien, à l'affût jusqu'à l'aube.

Rédaction TunisieVet

2 min de lecture · Publié il y a 2 jours

Le soleil vient de disparaître derrière les dunes et le désert change de peuple. Allongé derrière une crête de sable, l'observateur règle sa lunette : quelque part sous cette étendue, une famille de fennecs attend la fraîcheur pour sortir.

Deux heures du matin, deux oreilles

Les heures passent. Vers deux heures du matin, deux immenses oreilles émergent du terrier. Le fennec écoute le désert — c'est ainsi qu'il chasse, localisant au son les insectes et rongeurs qui circulent sous le sable.

Ces oreilles, les plus grandes de tous les canidés rapportées à la taille du corps, servent aussi à évacuer la chaleur. Elles expliquent une partie de la réussite du fennec là où presque aucun autre carnivore ne tient : il entend sa proie et se refroidit avec le même organe.

Il ne restera de lui que des empreintes en étoile autour du terrier, et la certitude d'avoir approché l'un des animaux les plus discrets de Tunisie.

Observer sans déranger

Jusqu'à l'aube, la petite silhouette ira et viendra entre les touffes d'alfa, indifférente à son spectateur. La règle est simple : rester en aval du vent, ne jamais éclairer le terrier, ne rien laisser derrière soi.

Le fennec n'est pas menacé à l'échelle de son aire de répartition, mais il reste capturé pour le commerce d'animaux de compagnie. En Tunisie, l'espèce est protégée : l'observer de loin est la seule façon correcte de le rencontrer.

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