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Le chameau qui se plaignit de son propriétaire au Prophète ﷺ
Un jour, un chameau s'approcha du Prophète ﷺ en gémissant et en pleurant. Ce que fit alors le Messager de Dieu ﷺ nous enseigne, encore aujourd'hui, comment traiter les animaux qui nous servent avec dévouement.
3 min de lecture · Publié il y a 1 semaine · 10 vues
Un jour, le Prophète Muhammad ﷺ entra dans un jardin appartenant à un homme des Ansar. Là, un chameau qui se trouvait dans ce jardin l'aperçut et se mit à gémir, laissant même couler des larmes de ses yeux. Le Prophète ﷺ s'approcha de lui et lui passa la main sur la bosse et les oreilles, jusqu'à ce que l'animal se calme.
Un chameau qui se confie au Prophète ﷺ
Le Prophète ﷺ demanda alors qui était le propriétaire de ce chameau. Un jeune homme des Ansar se présenta et dit que l'animal lui appartenait. Le Messager de Dieu ﷺ lui adressa alors des paroles graves : « Ne crains-tu donc pas Allah au sujet de cette bête qu'Il a mise sous ta possession ? Il se plaint à moi que tu le fais jeûner et que tu le fatigues par le travail. »
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Ce hadith est rapporté par l'imam Abu Dawud, dans un récit dont le sens général est également transmis par d'autres voies attestant du souci constant du Prophète ﷺ pour le bien-être des animaux. Il illustre de façon saisissante que les bêtes, bien qu'elles ne s'expriment pas par la parole comme les humains, peuvent manifester leur souffrance, et que le Prophète ﷺ, par la grâce de la révélation, en comprenait la détresse.
Une leçon sur la responsabilité envers les animaux
Ce récit ne concerne pas seulement une anecdote isolée : il pose un principe fondamental de l'éthique islamique envers les animaux. Celui qui possède ou utilise une bête pour son travail, son transport ou sa subsistance en porte la responsabilité devant Allah. Il doit veiller à :
lui donner suffisamment à manger et à boire ;
ne pas la surcharger de travail au-delà de ses capacités ;
lui accorder du repos et ne pas l'épuiser sans nécessité.
Dans un autre hadith rapporté par Muslim, le Prophète ﷺ a dit que la miséricorde envers toute créature vivante est récompensée par Allah, rappelant l'histoire de l'homme pardonné pour avoir donné de l'eau à un chien assoiffé. Ces enseignements se complètent : l'animal, quelle que soit sa condition, mérite considération et douceur, car il ne peut réclamer ses droits par la parole comme le ferait un être humain.
Le chameau du jardin des Ansar n'avait pas de voix pour se défendre devant les hommes, mais il trouva une écoute auprès du Prophète ﷺ, qui sut reconnaître sa fatigue et intervenir en sa faveur. Cette scène rappelle que la compassion envers les créatures silencieuses fait partie intégrante de la foi, et qu'aucun geste de bonté envers elles n'est insignifiant aux yeux d'Allah.
Aujourd'hui encore, cette histoire invite chacun à observer attentivement les animaux qui l'entourent, qu'ils soient de compagnie, de trait ou d'élevage, et à s'assurer qu'ils reçoivent nourriture, repos et attention. Prendre soin d'un animal, c'est honorer un dépôt confié par Allah, à l'image de ce chameau dont la plainte silencieuse fut entendue par le cœur miséricordieux du Prophète ﷺ.