Poisson-clown — Comment le poisson-clown vit-il dans une anémone sans se faire piquer
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Comment le poisson-clown vit-il dans une anémone sans se faire piquer ?

21 vues · il y a 6 jours

Le poisson-clown se couvre d'une épaisse couche de mucus qui empêche les cnidocytes (cellules urticantes) de l'anémone de se déclencher ; cette protection s'acquiert progressivement, par un contact prudent et répété avec les tentacules, et non dès la naissance.

Un mucus qui trompe les cellules urticantes

Les tentacules de l'anémone portent des milliers de cnidocytes capables d'injecter une toxine paralysante dès qu'un contact chimique ou mécanique inhabituel est détecté. Le mucus du poisson-clown (Amphiprion ocellaris) contient une proportion élevée de sucres complexes proches de ceux du mucus de l'anémone elle-même : la cellule urticante ne reconnaît alors pas de « proie » et reste inactive. Ce mucus n'est pas inné dans sa composition définitive : le jeune poisson doit s'acclimater en touchant l'anémone par petites séquences, souvent quelques secondes à la fois répétées sur plusieurs heures, jusqu'à ce que sa couche protectrice se soit chimiquement ajustée à l'hôte.

Cette acclimatation est spécifique : un poisson-clown transféré vers une anémone d'une autre espèce que celle sur laquelle il vit habituellement doit parfois recommencer un temps d'adaptation, preuve que le mécanisme dépend en partie de la biochimie propre à chaque couple hôte-poisson.

Un échange à bénéfices réciproques

Cette tolérance mutuelle profite aux deux partenaires. Le poisson-clown, immunisé, trouve un refuge quasi inviolable contre ses prédateurs, qui eux ne bénéficient d'aucune protection face aux tentacules. En retour, il nettoie l'anémone des parasites et débris organiques accumulés entre les tentacules, chasse certains poissons brouteurs d'anémones et, par ses déplacements, favorise une meilleure oxygénation de l'eau autour de l'hôte. Ses excréments apportent également des nutriments assimilables par les zooxanthelles symbiotiques de l'anémone. Cette relation, décrite comme une mutualisme obligatoire pour le poisson (il ne survit pas longtemps sans hôte dans son milieu naturel) illustre une coévolution fine entre deux organismes marins du récif corallien.

Publié le · Mis à jour le

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Références

Smithsonian Ocean

Animal Diversity Web — University of Michigan

Contenu relu par l'équipe éditoriale TunisieVet

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