Une pieuvre se fond dans des couleurs qu'elle ne semble pas voir. Comment s'y prend-elle ? Une partie de la réponse se trouve peut-être dans sa peau elle-même, et non dans ses yeux.
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Des chercheurs ont prélevé des fragments de peau de Octopus bimaculoides, la pieuvre à deux taches, puis les ont isolés de tout lien nerveux avec les yeux et le cerveau. Sous la lumière, les chromatophores, ces petites cellules pigmentaires, se sont élargis, selon la longueur d'onde utilisée. La peau a donc réagi seule, en laboratoire.
Cette peau contient des opsines, des protéines sensibles à la lumière, que l'on trouve normalement dans les yeux. Chez cette espèce, elles ont été détectées dans les cellules cutanées ; chez une autre pieuvre, O. vulgaris, elles ne sont pas signalées dans les sources consultées.
À quoi servent-elles chez un animal vivant ? Personne ne le sait encore. Le rôle de ces protéines dans le camouflage reste une hypothèse, et le débat est ouvert.
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