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Maladie bactérienne Vache

Anaplasmose bovine

L'anaplasmose est une maladie du sang des bovins. Un micro-organisme s'installe à l'intérieur des globules rouges ; l'organisme les détruit alors en masse, ce qui provoque une anémie parfois brutale. Elle est transmise par les tiques et par...

De quoi s'agit-il ?

L'anaplasmose est une maladie du sang des bovins. Un micro-organisme s'installe à l'intérieur des globules rouges ; l'organisme les détruit alors en masse, ce qui provoque une anémie parfois brutale.

Elle est transmise par les tiques et par les mouches piqueuses, mais aussi, et c'est particulier, par tout matériel souillé de sang passé d'un animal à l'autre.

Contrairement à beaucoup de maladies, elle est d'autant plus grave que l'animal est âgé : les veaux font des formes discrètes, les vaches adultes des formes sévères.

À retenir

Maladie potentiellement mortelle chez les bovins adultes. La rapidité de la prise en charge fait la différence.

Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Fièvre, puis pâleur progressive des muqueuses des yeux et des gencives.

Abattement marqué, animal qui reste en arrière du troupeau et s'essouffle au moindre déplacement.

Perte d'appétit, arrêt de la rumination, chute nette de la production laitière.

Respiration rapide et cœur qui bat vite, l'organisme cherchant à compenser le manque de globules rouges.

Coloration jaune des muqueuses chez une partie des animaux.

Les urines restent de couleur normale : c'est un point qui aide le vétérinaire à distinguer l'anaplasmose de la babésiose.

Avortement chez les femelles gestantes.

Dans les formes graves, l'animal peut devenir brusquement agité ou agressif par manque d'oxygène : approchez-le avec prudence.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

La maladie est due à une bactérie de très petite taille qui parasite l'intérieur des globules rouges.

Ce ne sont pas les globules détruits par la bactérie elle-même qui expliquent l'anémie, mais leur élimination massive par les défenses de l'animal.

Le temps entre la contamination et les premiers signes est long, souvent plusieurs semaines : la maladie apparaît donc bien après l'exposition aux tiques ou après une manipulation du troupeau.

L'âge : les bovins adultes font des formes bien plus graves que les veaux.

Les animaux introduits depuis une région indemne dans une zone où la maladie circule.

Les saisons de forte activité des tiques et des mouches piqueuses.

Les interventions groupées sur le troupeau réalisées sans changer d'aiguille ni désinfecter le matériel.

Le stress : transport, vêlage, changement d'alimentation, autre maladie en cours.

Transmission

Par les tiques, qui sont le principal vecteur naturel.

Par les mouches piqueuses et les taons, qui transportent du sang d'un animal à l'autre.

Par le matériel souillé de sang : aiguilles réutilisées, matériel d'écornage, de castration, de tatouage, de parage. C'est une voie de contamination fréquente et totalement évitable.

De la mère au veau pendant la gestation dans certains cas.

Les animaux guéris restent porteurs à vie et constituent un réservoir silencieux pour le reste du troupeau.

Il n'y a pas de contagion par simple contact, ni par le lait consommé, ni vers l'être humain.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

1

Le vétérinaire évalue d'abord la gravité de l'anémie : pâleur des muqueuses, fréquence cardiaque et respiratoire, capacité de l'animal à se déplacer.

2

Un frottis de sang observé au microscope permet de voir la bactérie à l'intérieur des globules rouges. Des tests sanguins complémentaires existent pour dépister les porteurs.

3

Une prise de sang mesure le degré d'anémie et suit son évolution.

4

Manipulez le moins possible un animal très anémié : le simple fait de le faire marcher peut le faire s'effondrer.

5

Signalez au vétérinaire les interventions récentes sur le troupeau (écornage, vaccinations, prises de sang) : elles orientent l'enquête.

Traitement

Le traitement repose sur des antibiotiques de la famille des tétracyclines, prescrits et suivis par le vétérinaire.

Les soins de soutien sont déterminants : repos strict, eau propre et fourrage de qualité à portée, abri à l'ombre, manipulations réduites au minimum.

Une transfusion sanguine peut sauver un animal très anémié lorsqu'elle est possible.

Un traitement précoce donne de bien meilleurs résultats : attendre que l'animal soit couché réduit fortement les chances.

Les délais d'attente pour le lait et la viande doivent être respectés ; seul le vétérinaire prescripteur peut vous les préciser.

Un animal guéri reste généralement porteur : il ne redeviendra pas malade, mais il peut être une source de contamination pour les autres.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Lutte contre les tiques et les mouches piqueuses : traitements du troupeau sur avis vétérinaire, gestion du fumier et des points d'eau stagnante où se développent les mouches.

Une aiguille par animal. C'est la mesure la plus simple et la plus efficace pour couper une voie de contamination majeure.

Nettoyage et désinfection du matériel d'écornage, de castration et de parage entre chaque animal.

Quarantaine des animaux achetés, avec examen vétérinaire avant introduction.

Des vaccins existent dans certains pays, mais ils ne sont pas disponibles partout et ne dispensent pas des mesures d'hygiène et de lutte contre les vecteurs. Demandez à votre vétérinaire ce qui est accessible dans votre région.

Complications possibles

Anémie sévère avec animal couché, incapable de se relever.

Mortalité importante chez les bovins adultes non traités à temps.

Avortement et infertilité passagère chez les femelles.

Chute de production laitière qui se prolonge plusieurs semaines après la guérison.

Amaigrissement durable et reprise d'état lente.

Quand consulter un vétérinaire

Les muqueuses des yeux ou des gencives d'une vache sont pâles ou jaunes.

Un animal adulte est brutalement abattu, s'essouffle en marchant et a cessé de manger.

Plusieurs animaux du lot présentent les mêmes signes quelques semaines après une intervention groupée sur le troupeau.

Une vache gestante avorte sans cause évidente.

Un bovin reste couché et ne se relève plus : c'est une urgence, ne le forcez pas à marcher.

Pronostic

Traités tôt, la plupart des bovins guérissent, mais la reprise d'état et de production demande plusieurs semaines.

Chez un animal adulte découvert au stade couché, le pronostic est réservé malgré le traitement.

Les veaux guérissent presque toujours et deviennent porteurs immunisés.

Dans un élevage où l'hygiène des interventions et la lutte contre les vecteurs sont sérieuses, les cas restent isolés.

Questions fréquentes

Mes vaches sont tombées malades après l'écornage : est-ce un hasard ?

Probablement pas. L'anaplasmose se transmet très bien par du matériel souillé de sang, aiguilles comprises. Les signes apparaissant plusieurs semaines après, le lien avec l'intervention passe souvent inaperçu. Une aiguille par animal et un matériel désinfecté suppriment ce risque.

Pourquoi les veaux ne sont-ils pas malades alors que les vaches le sont ?

C'est une particularité de cette maladie : les jeunes bovins font des formes discrètes et s'immunisent, tandis que les adultes qui rencontrent la bactérie pour la première fois font des formes graves. Un troupeau exposé jeune est donc plus solide.

Comment la distinguer de la babésiose ?

Les deux donnent de la fièvre et une anémie, mais la babésiose s'accompagne typiquement d'urines très foncées, ce qui n'est pas le cas de l'anaplasmose. Seul un examen de sang au microscope permet de trancher : ne traitez pas au hasard, les traitements ne sont pas les mêmes.

Une vache guérie est-elle définitivement débarrassée ?

Elle ne retombera en général pas malade, mais elle reste porteuse et peut contaminer d'autres animaux par l'intermédiaire des tiques, des mouches ou d'une aiguille réutilisée.

EN BREF

AgentBactérie
EspèceVache
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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