Accueil Animalia Santé animale Maladies animales Bronchopneumonie du veau

Maladie autre Vache Vaccin disponible

Bronchopneumonie du veau

La bronchopneumonie est la principale maladie du veau après la période des diarrhées. Elle frappe surtout du premier mois jusqu'à l'âge de plusieurs mois, souvent lors des changements de saison. Ce n'est pas l'œuvre d'un seul microbe : des...

De quoi s'agit-il ?

La bronchopneumonie est la principale maladie du veau après la période des diarrhées. Elle frappe surtout du premier mois jusqu'à l'âge de plusieurs mois, souvent lors des changements de saison.

Ce n'est pas l'œuvre d'un seul microbe : des virus fragilisent d'abord l'appareil respiratoire, puis des bactéries s'installent dans les poumons. L'ambiance du bâtiment et le stress font le reste.

Un veau atteint respire mal, mange moins, et paie longtemps l'atteinte de ses poumons : la croissance en pâtit même après la guérison apparente.

À retenir

Un veau ne tousse pas « un peu » sans raison. La toux discrète du matin est le premier appel : c'est à ce moment que le traitement change tout, pas trois jours plus tard.

Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Toux, d'abord sèche et occasionnelle, déclenchée par l'effort ou quand on fait lever les veaux.

Respiration plus rapide au repos, puis effort visible des flancs.

Écoulement du nez, clair au début, épais et jaunâtre ensuite.

Larmoiement, yeux ternes.

Fièvre, souvent le tout premier signe, avant même la toux.

Baisse d'appétit, veau qui traîne à venir au seau.

Abattement, oreilles pendantes, veau qui reste couché à l'écart du lot.

Dans les formes graves : cou tendu, bouche ouverte, respiration bruyante — c'est une urgence.

Dans un lot, un ou deux veaux commencent, puis d'autres suivent en quelques jours.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

Des virus respiratoires ouvrent la voie en abîmant les voies respiratoires et les défenses locales.

Des bactéries présentes normalement dans le nez du veau descendent alors dans les poumons et y provoquent une inflammation étendue.

Des mycoplasmes participent également, en particulier dans les formes qui traînent et répondent mal aux traitements.

Les conditions d'élevage jouent un rôle au moins aussi important que les microbes : ambiance humide, ammoniac, courants d'air froids, mélange d'animaux d'origines différentes.

Une diarrhée néonatale sévère ou un défaut de colostrum affaiblit durablement le veau et prépare le terrain.

Défaut de transfert d'immunité colostrale à la naissance.

Bâtiment mal ventilé : air humide, odeur d'ammoniac, condensation sur les parois.

Courants d'air au niveau des veaux couchés, sols froids, litière humide.

Surpeuplement et mélange de veaux d'âges ou d'origines différents.

Écarts de température importants entre le jour et la nuit, fréquents à l'automne et au printemps.

Stress du sevrage, du transport, de l'écornage ou d'un changement d'alimentation.

Antécédent de diarrhée néonatale.

Carences alimentaires, notamment en oligo-éléments et vitamines, qui affaiblissent les défenses.

Transmission

Les agents se transmettent par voie respiratoire : gouttelettes émises en toussant, contact direct entre veaux, museau contre museau.

Les animaux plus âgés du troupeau hébergent souvent ces microbes sans être malades et les transmettent aux jeunes.

L'introduction d'animaux venant d'un autre élevage ou d'un marché apporte de nouveaux agents dans le lot.

Le transport, le mélange de lots et le sevrage sont des périodes de contamination classiques.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

1

Le vétérinaire prend la température, écoute les poumons des deux côtés et évalue l'effort respiratoire.

2

Il examine l'ensemble du lot, car la maladie est un problème collectif : compter les veaux qui toussent renseigne mieux qu'un examen isolé.

3

Des prélèvements dans le nez ou par lavage des voies respiratoires permettent d'identifier les agents en cause et de tester la sensibilité des bactéries aux antibiotiques.

4

L'échographie des poumons est de plus en plus utilisée : elle révèle des lésions chez des veaux qui ne toussent pas encore.

5

Le vétérinaire examine aussi le bâtiment : ventilation, humidité, courants d'air, densité. Ce diagnostic d'ambiance est indissociable du diagnostic médical.

Traitement

Le traitement repose sur un antibiotique choisi par le vétérinaire, d'autant plus efficace qu'il est administré tôt : un veau traité dès la fièvre récupère beaucoup mieux qu'un veau traité quand il respire la bouche ouverte.

Un anti-inflammatoire est souvent associé pour faire baisser la fièvre, calmer l'inflammation des poumons et redonner de l'appétit.

Le traitement doit être mené jusqu'au bout, même si le veau va mieux au bout de deux jours : les arrêts prématurés expliquent une grande partie des rechutes.

Les veaux atteints sont isolés dans un local sain, sec, bien ventilé sans courant d'air, avec une litière abondante.

L'eau doit rester accessible en permanence ; un veau fiévreux boit davantage.

Corriger l'ambiance du bâtiment fait partie du traitement, pas seulement de la prévention : sans cela, les cas se succèdent malgré les injections.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Assurer une prise de colostrum précoce et suffisante : les veaux bien pourvus en anticorps font nettement moins de troubles respiratoires.

Soigner la ventilation : renouveler l'air sans créer de courant d'air au niveau des veaux couchés. Une odeur d'ammoniac à hauteur d'homme signale déjà un défaut.

Garder la litière sèche et abondante ; l'humidité est l'ennemi principal.

Respecter des lots homogènes en âge, sans surpeuplement, et pratiquer le tout plein-tout vide avec nettoyage entre deux bandes.

Éviter de cumuler les stress : ne pas sevrer, écorner et changer d'aliment la même semaine.

Mettre en quarantaine tout animal introduit avant de le mélanger au lot.

Surveiller quotidiennement : repérer la toux et l'abattement au moment du repas est le meilleur outil de détection.

Assurer une alimentation équilibrée et l'accès permanent à l'eau propre.

Vaccination

Des vaccins existent contre les principaux virus respiratoires du veau et contre certaines bactéries impliquées.

Certains s'administrent par voie nasale dès les premières semaines de vie, ce qui permet de protéger le veau jeune ; d'autres s'injectent, avec un rappel indispensable.

La vaccination doit être anticipée : elle demande un délai pour être efficace et n'a aucun effet appliquée en pleine épidémie sur des veaux déjà atteints.

Le vétérinaire choisit le vaccin selon les agents identifiés dans l'élevage et cale le calendrier sur les périodes à risque, notamment avant le sevrage, un transport ou l'entrée en bâtiment.

Aucun vaccin ne compense un bâtiment mal ventilé ou un colostrum insuffisant.

Complications possibles

Lésions pulmonaires définitives : une partie du poumon peut rester détruite, avec un veau qui restera essoufflé et à croissance réduite.

Rechutes à répétition, chaque épisode aggravant l'atteinte.

Abcès pulmonaires et pleurésie dans les formes sévères.

Retard de croissance durable et, chez les futures laitières, production ultérieure diminuée.

Mort par insuffisance respiratoire dans les formes aiguës non traitées à temps.

Quand consulter un vétérinaire

Votre veau tousse, même de façon occasionnelle : n'attendez pas que la toux devienne grasse.

Il a de la fièvre, mange moins ou traîne au moment du repas.

Sa respiration est rapide au repos ou ses flancs travaillent.

Il respire la bouche ouverte, le cou tendu : c'est une urgence, appelez immédiatement.

Plusieurs veaux du lot toussent en même temps.

Un veau traité rechute après quelques jours : le traitement ou l'ambiance doit être revu.

Pronostic

Un veau traité dès les premiers signes guérit le plus souvent sans séquelle.

Un traitement tardif laisse des poumons abîmés : le veau survit mais grandit moins bien, tousse à l'effort et rechute facilement.

Les formes à mycoplasmes traînent davantage et répondent moins bien.

À l'échelle du lot, les résultats dépendent surtout de la précocité de la détection et de la qualité de l'ambiance du bâtiment.

Questions fréquentes

Mon veau tousse un peu mais mange bien : dois-je appeler ?

Oui. La fièvre et les lésions pulmonaires précèdent souvent la baisse d'appétit. Un veau traité dès la première toux récupère bien mieux qu'un veau traité quand il ne mange plus.

Le froid rend-il les veaux malades ?

Le froid seul est mieux supporté qu'on ne le croit, à condition que le veau soit au sec et à l'abri des courants d'air. Ce sont l'humidité, l'ammoniac et les courants d'air au niveau du sol qui font les bronchopneumonies, pas la température basse en elle-même.

Puis-je arrêter l'antibiotique dès que le veau va mieux ?

Non. L'amélioration précède la guérison des poumons. Arrêter tôt expose à la rechute et favorise les résistances : suivez la durée indiquée par le vétérinaire.

Faut-il vacciner tous les veaux ?

Cela dépend de l'élevage, des agents identifiés et des périodes à risque. Le vétérinaire décide. Retenez qu'un vaccin appliqué en pleine épidémie arrive trop tard : la vaccination s'anticipe.

Pourquoi les cas reviennent-ils chaque hiver malgré les traitements ?

Parce que la cause principale n'est souvent pas médicale. Un bâtiment humide, mal ventilé ou surchargé recrée les conditions de la maladie. Faites examiner l'ambiance en même temps que les animaux.

EN BREF

AgentAutre
EspèceVache
VaccinDisponible
Transmissible à l'humainNon

Besoin d'un vétérinaire ?

Retrouvez un praticien près de chez vous sur TunisieVet, avec ses spécialités, ses horaires et ses coordonnées.

Trouver un vétérinaire

Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

Publicité
Haut Centre d’aide
Inscription
Suivez TunisieVet sur Facebook
Conseils, adoptions et actus vétérinaires
S'abonner