Accueil › Animalia › Santé animale › Maladies animales › Gale bovine
Gale bovine
La gale est une maladie de peau due à des acariens microscopiques qui vivent sur ou dans la peau des bovins. Plusieurs types de gale existent chez la vache : ils se distinguent par l'acarien en cause et par les zones du corps atteintes, mai...
De quoi s'agit-il ?
La gale est une maladie de peau due à des acariens microscopiques qui vivent sur ou dans la peau des bovins.
Plusieurs types de gale existent chez la vache : ils se distinguent par l'acarien en cause et par les zones du corps atteintes, mais tous provoquent des démangeaisons et des lésions de la peau.
Elle est très contagieuse entre bovins et se propage surtout en hiver, quand les animaux sont rassemblés en bâtiment et que le pelage est épais.
Signes généralement observés
Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.
Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :
Démangeaisons intenses : les animaux se frottent contre les murs, les barrières, les cornadis, se lèchent et se mordillent.
Perte de poils par plaques, peau épaissie, plissée, souvent gris sale.
Croûtes, squames et lésions suintantes, parfois surinfectées.
Les zones touchées varient selon le type de gale : encolure, garrot et dos, base de la queue, arrière des pattes, pourtour du fanon.
Les lésions s'étendent progressivement à partir d'un point de départ.
Pelage terne et mal entretenu sur l'ensemble de l'animal.
Amaigrissement, croissance ralentie chez les jeunes, baisse de la production laitière chez les vaches.
Animaux agités, qui interrompent leur repas pour se gratter.
Quand consulter sans attendre
Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.
Causes et facteurs de risque
Des acariens microscopiques, invisibles à l'œil nu, qui creusent des galeries dans la peau ou vivent à sa surface selon l'espèce.
Ils provoquent une réaction allergique de la peau, responsable de l'essentiel des démangeaisons.
Le grattage aggrave les lésions et ouvre la porte aux infections bactériennes.
Ces acariens survivent peu de temps hors de l'animal, mais suffisamment pour contaminer par le matériel ou les logettes.
La stabulation hivernale : animaux serrés, contacts nombreux, pelage épais et humide.
La forte densité d'animaux et le manque d'aération du bâtiment.
L'introduction d'animaux sans quarantaine.
Les animaux affaiblis, mal nourris, ou déjà atteints d'une autre maladie.
Les jeunes bovins et les animaux en début de lactation.
Le partage de matériel entre lots sans nettoyage.
Transmission
Par contact direct entre animaux : c'est la voie principale, très efficace en stabulation.
Par le matériel partagé : brosses, licols, couvertures, matériel de contention, cornadis et logettes.
Par les vêtements et les mains des personnes qui manipulent successivement plusieurs lots.
L'introduction d'un animal infesté suffit à contaminer tout un bâtiment.
Certains bovins portent des acariens sans lésion visible et entretiennent la contamination du troupeau.
Diagnostic et prise en charge
Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.
Le diagnostic ne se fait pas à l'œil : d'autres maladies de peau donnent le même aspect, et le traitement n'est pas le même.
Le vétérinaire réalise un raclage de peau à la limite des lésions, observé au microscope, pour identifier l'acarien en cause.
Il vérifie l'ensemble du troupeau, car les animaux les moins atteints entretiennent le problème.
Il écarte les autres causes de démangeaisons et de croûtes, dont la teigne, qui est fréquente chez les bovins et qui, elle, se transmet facilement à l'être humain.
Montrez-lui aussi les animaux qui n'ont pas de lésions mais qui se grattent : ils sont souvent la clé.
Traitement
Le traitement repose sur des acaricides, administrés par voie externe ou générale selon le cas ; la prescription relève du vétérinaire.
Tous les animaux du lot doivent être traités en même temps, y compris ceux qui ne présentent aucune lésion : ne traiter que les animaux visiblement atteints condamne à recommencer.
Un traitement unique ne suffit généralement pas, car les œufs ne sont pas atteints ; le vétérinaire indique le schéma à suivre.
Le bâtiment et le matériel doivent être nettoyés et désinfectés en parallèle : brosses, licols, couvertures, logettes, matériel de contention.
Les lésions surinfectées peuvent nécessiter un traitement complémentaire.
Respectez les délais d'attente pour le lait et la viande, que seul le vétérinaire prescripteur peut vous préciser.
Évitez le recours répété au même acaricide sans avis : comme pour les autres parasites, l'usage systématique finit par sélectionner des résistances.
Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.
Prévention
Quarantaine de tout animal acheté, avec examen de la peau avant l'introduction dans le troupeau.
Bâtiments bien ventilés, densité raisonnable, litière propre et sèche.
Nettoyage et désinfection du matériel entre les lots ; évitez de partager brosses et licols.
Surveillance renforcée à l'entrée en stabulation et pendant l'hiver, période où la gale s'installe.
Bonne alimentation : des animaux en état résistent mieux et guérissent plus vite.
Traitement de l'ensemble du lot dès qu'un cas est confirmé, sans attendre que les autres se grattent.
Complications possibles
Surinfection bactérienne des lésions de grattage.
Peau durablement épaissie et plissée sur les zones anciennement atteintes.
Amaigrissement, retard de croissance chez les jeunes, baisse persistante de la production laitière.
Animaux agités qui mangent mal et se blessent en se frottant contre les installations.
Récidives à répétition lorsque le bâtiment et le matériel n'ont pas été traités.
Quand consulter un vétérinaire
Un ou plusieurs animaux se grattent et se frottent en permanence contre les installations.
Des plaques sans poils, des croûtes ou une peau épaissie apparaissent, surtout en hiver.
Les lésions s'étendent ou gagnent d'autres animaux du lot.
Les animaux maigrissent ou la production laitière baisse alors que la ration n'a pas changé.
Des personnes qui manipulent les animaux présentent des boutons qui démangent : parlez-en au vétérinaire et à votre médecin.
Transmission à l'humain
Certaines gales des bovins peuvent provoquer chez l'être humain des boutons qui démangent, sur les avant-bras, le ventre ou les cuisses, aux endroits en contact avec l'animal.
Ces acariens ne se multiplient pas durablement sur la peau humaine : les lésions disparaissent en général d'elles-mêmes une fois les animaux traités.
Lavez-vous les mains et les avant-bras après avoir manipulé des animaux atteints, et changez de vêtements de travail.
Si les démangeaisons persistent ou s'étendent, consultez un médecin en lui précisant que vous travaillez avec des bovins.
La teigne, qui ressemble à la gale et qui est très fréquente chez les bovins, se transmet elle aussi à l'être humain : d'où l'importance d'un diagnostic vétérinaire précis.
Pronostic
Bien traitée, à l'échelle du lot et avec désinfection du bâtiment, la gale guérit et les poils repoussent en quelques semaines.
Les rechutes sont fréquentes quand seuls les animaux visiblement atteints ont été traités.
Les pertes de production se rattrapent en partie, mais un retard de croissance chez un jeune ne se comble pas entièrement.
Les élevages qui pratiquent une vraie quarantaine à l'achat évitent la plupart des épisodes.
Questions fréquentes
Dois-je traiter tous mes animaux ou seulement ceux qui se grattent ?
Tout le lot. Des animaux sans lésion visible portent souvent des acariens et recontaminent les autres dès la fin du traitement. C'est la première cause d'échec.
Puis-je attraper la gale de mes vaches ?
Vous pouvez présenter des boutons qui démangent aux endroits en contact avec les animaux. Ces acariens ne s'installent pas durablement sur l'être humain et les lésions régressent une fois le troupeau traité. Si elles persistent, consultez un médecin en précisant votre activité.
Comment distinguer la gale de la teigne ?
À l'œil, difficilement : les deux donnent des plaques sans poils et des croûtes. La gale démange beaucoup plus. Seul un prélèvement de peau examiné par le vétérinaire permet de trancher, et les traitements sont différents.
Faut-il désinfecter le bâtiment ?
Oui. Les acariens survivent un temps dans la litière, sur les brosses, les licols et le matériel de contention. Sans nettoyage, la gale revient après le traitement.
Références
FAO — Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
Contenu relu par l'équipe éditoriale TunisieVet · Mis à jour 09 août 2026
EN BREF
Besoin d'un vétérinaire ?
Retrouvez un praticien près de chez vous sur TunisieVet, avec ses spécialités, ses horaires et ses coordonnées.
Trouver un vétérinaireCatégories
Espèces concernées
Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.
À découvrir
Maladies proches et contenus Animalia liés.
Rage
Virale · Vaccin disponible
Piroplasmose (babésiose)
Parasitaire
Leptospirose
Bactérienne · Vaccin disponible
Fièvre aphteuse
Virale · Vaccin disponible