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Maladie parasitaire Mouton

Gale ovine

La gale ovine est une maladie de peau causée par un acarien minuscule qui vit à la surface de la peau, sous la laine, et provoque des démangeaisons intenses. Elle s'attaque surtout aux zones bien couvertes de laine : flancs, épaules, dos, b...

De quoi s'agit-il ?

La gale ovine est une maladie de peau causée par un acarien minuscule qui vit à la surface de la peau, sous la laine, et provoque des démangeaisons intenses.

Elle s'attaque surtout aux zones bien couvertes de laine : flancs, épaules, dos, base de la queue.

C'est l'une des maladies les plus contagieuses du mouton : elle passe d'un animal à l'autre par simple contact et se propage à tout un lot en quelques semaines.

Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Démangeaisons violentes et permanentes : les animaux se frottent contre les murs, les clôtures, les mangeoires, se mordillent le flanc.

Réflexe caractéristique : quand on gratte le dos ou le flanc d'un animal atteint, il tend le cou, tord la tête et fait des mouvements de mordillement avec les lèvres.

Laine qui se détache par mèches et par plaques, toison arrachée, touffes de laine accrochées aux clôtures et aux abreuvoirs.

Croûtes jaunâtres, humides puis sèches, à la base de la laine, en périphérie des zones dénudées.

Peau épaissie, rougie, parfois suintante, avec des blessures dues au grattage.

Animaux agités, qui ne pâturent plus correctement et maigrissent.

Dans les formes graves et négligées, l'animal s'épuise et peut présenter des crises nerveuses lors des accès de démangeaison.

Les signes s'aggravent en hiver, sous une laine longue, et se font plus discrets en été.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

Causes et facteurs de risque

L'acarien vit à la surface de la peau, sous la laine, où il se nourrit et se multiplie.

Ses déjections et ses sécrétions déclenchent une forte réaction de la peau : c'est cette réaction, plus que l'acarien lui-même, qui provoque les démangeaisons et les croûtes.

Le parasite se reproduit très vite dans un milieu chaud et humide, ce que la toison offre parfaitement.

Quelques acariens suffisent à contaminer un animal, puis un troupeau entier.

Introduction d'animaux sans quarantaine ni examen, achats en foire, prêts de béliers.

Regroupements : bergeries d'hiver, transhumance, parcs communs, rassemblements et marchés.

Matériel de tonte partagé entre exploitations et non désinfecté.

Toison longue et saison froide, qui favorisent la multiplication de l'acarien.

Traitements partiels, limités aux seuls animaux qui se grattent, qui laissent des porteurs dans le lot.

Bâtiments mal nettoyés, réutilisés sans désinfection après un épisode.

Transmission

Par contact direct entre animaux : c'est le mode principal, notamment en bergerie l'hiver, quand les animaux sont serrés.

Par la laine laissée sur les clôtures, les mangeoires, les cornadis, les murs de frottement, où l'acarien survit un certain temps hors de l'animal, suffisamment pour contaminer les suivants.

Par le matériel de tonte, les bétaillères, les parcs de tri et les mains ou vêtements des intervenants.

Par l'introduction d'un animal acheté, parfois sans signe visible : un porteur discret suffit à relancer la maladie dans un troupeau assaini.

Cette gale du mouton ne s'installe pas sur l'homme.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

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Le diagnostic ne se fait pas à l'œil nu : de nombreuses affections font se gratter un mouton, notamment les poux, les mélophages, la teigne et d'autres maladies de peau. Traiter au hasard fait perdre du temps et de l'argent.

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Le vétérinaire réalise un raclage de peau en bordure d'une lésion, là où les acariens sont les plus nombreux, et les identifie au microscope.

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Il examine l'ensemble du lot, et pas seulement les animaux qui se grattent, pour mesurer l'étendue réelle du problème.

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Il évalue également l'état général : un troupeau qui se gratte depuis des semaines est souvent amaigri et fragilisé.

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Dans de nombreux pays, la gale ovine fait l'objet de mesures sanitaires particulières et de règles à respecter lors des mouvements d'animaux : renseignez-vous auprès de votre vétérinaire et des services vétérinaires locaux.

Traitement

La règle absolue : on traite tout le troupeau en même temps, jamais uniquement les animaux qui se grattent. Les animaux sans signe visible hébergent presque toujours des acariens et recontaminent les autres.

Deux grandes approches existent, à choisir avec le vétérinaire : des antiparasitaires injectables de la famille des lactones macrocycliques, ou des traitements externes par balnéation ou application cutanée avec des produits acaricides.

Chaque approche a ses contraintes : matériel, main-d'œuvre, saison, longueur de la laine, présence d'animaux en lactation ou en fin de gestation. Le vétérinaire arbitre et fixe la conduite, y compris la nécessité d'un second passage pour atteindre les acariens éclos après le premier.

Aucune dose ni aucun rythme ne s'improvise. Les produits destinés à d'autres espèces, les préparations maison, le gasoil et les produits ménagers appliqués sur la peau sont inefficaces, dangereux pour l'animal et pour la personne qui les manipule.

Le traitement des animaux ne suffit pas : il faut nettoyer et désinfecter les bâtiments, les cornadis, les zones de frottement, le matériel de tonte et les véhicules, et éviter de remettre des animaux traités dans un environnement non assaini.

Les délais d'attente pour la viande et pour le lait varient selon les produits ; ils doivent être demandés au vétérinaire et respectés strictement.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Quarantaine systématique de tout animal acheté ou revenu d'un rassemblement, avec examen et traitement décidés par le vétérinaire avant l'introduction dans le troupeau.

Éviter le prêt d'animaux et le partage de matériel de tonte non désinfecté.

Nettoyer et désinfecter la bergerie entre les lots, ainsi que les bétaillères.

Inspecter la peau et la laine à la tonte, moment idéal pour repérer les premiers cas.

Intervenir dès les premiers animaux qui se grattent, sans attendre que le lot entier soit touché.

Informer l'acheteur ou le vendeur en cas de doute : la maladie voyage avec les animaux.

Complications possibles

Amaigrissement marqué et chute des performances, les animaux passant leur temps à se gratter au lieu de pâturer.

Toison détruite, perte totale de la valeur de la laine et des peaux.

Blessures et infections cutanées liées au grattage.

Peau abîmée et souillée qui attire les mouches : risque accru de myiases pendant la saison chaude.

Épuisement et mortalité chez les animaux jeunes ou déjà affaiblis, dans les formes négligées.

Réinfestation du troupeau si le traitement a été partiel ou si les bâtiments n'ont pas été assainis.

Quand consulter un vétérinaire

Un ou plusieurs animaux se grattent en permanence contre les murs et les clôtures.

Des touffes de laine restent accrochées aux clôtures et aux mangeoires.

Des plaques de laine tombent, laissant une peau croûteuse et épaissie.

Un animal se mordille les flancs ou réagit fortement quand on lui gratte le dos.

Des animaux maigrissent alors qu'ils sont bien nourris.

Vous venez d'introduire des animaux et des démangeaisons apparaissent dans les semaines qui suivent : faites examiner le lot rapidement.

Pronostic

Le pronostic individuel est bon lorsque le diagnostic est confirmé et que le traitement est conduit correctement sur l'ensemble du troupeau.

La laine met en revanche plusieurs mois à repousser et la toison de l'année est perdue.

Les échecs viennent presque toujours du même endroit : traitement limité aux animaux visiblement atteints, bâtiments non assainis, ou nouvel animal introduit sans quarantaine.

Questions fréquentes

Puis-je traiter seulement les moutons qui se grattent ?

Non, c'est l'erreur la plus fréquente. Des animaux sans signe visible portent déjà l'acarien et recontaminent les autres dès la fin du traitement. Tout le lot doit être traité en même temps, selon le protocole défini par le vétérinaire.

La gale du mouton s'attrape-t-elle par l'homme ?

Cet acarien ne s'installe pas sur la peau humaine. Un contact prolongé peut provoquer une irritation passagère, mais il n'y a pas de maladie durable chez l'homme. Se laver les mains et changer de vêtements après avoir manipulé les animaux reste une bonne pratique.

Mon mouton se gratte, est-ce forcément la gale ?

Non. Les poux, les mélophages, la teigne et plusieurs maladies de peau donnent des démangeaisons semblables et ne se traitent pas de la même façon. Un raclage de peau examiné au microscope permet au vétérinaire de trancher rapidement.

Dois-je nettoyer la bergerie après avoir traité mes animaux ?

Oui. L'acarien survit un temps sur la laine restée aux murs, aux cornadis et sur le matériel. Sans nettoyage et désinfection, le troupeau se recontamine et le traitement paraît avoir échoué.

EN BREF

AgentParasite
EspèceMouton
VaccinNon
Transmissible à l'humainNon

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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