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Maladie parasitaire Mouton, Chèvre Transmissible à l'homme

Giardiose

La giardiose est due à un parasite microscopique qui se fixe à la paroi de l'intestin grêle des jeunes ruminants, sans la détruire mais en gênant l'absorption des aliments. Elle touche surtout les agneaux et les chevreaux à partir de quelqu...

De quoi s'agit-il ?

La giardiose est due à un parasite microscopique qui se fixe à la paroi de l'intestin grêle des jeunes ruminants, sans la détruire mais en gênant l'absorption des aliments.

Elle touche surtout les agneaux et les chevreaux à partir de quelques semaines de vie et jusqu'à quelques mois, souvent autour du sevrage.

Son visage habituel n'est pas la diarrhée spectaculaire, mais des selles molles qui vont et viennent, avec des animaux qui mangent mais ne grandissent pas comme ils devraient.

Signes généralement observés

Ces signes ne sont ni exhaustifs ni spécifiques. Seul un vétérinaire peut établir un diagnostic.

Signes associés — chaque signe mène à sa fiche :

Selles molles ou pâteuses, parfois franchement liquides, souvent claires, mousseuses et malodorantes, sans sang.

Une évolution en dents de scie très caractéristique : les crottes redeviennent normales quelques jours, puis ramollissent à nouveau, et cela dure des semaines.

Arrière-train et laine de la queue souillés par intermittence.

Croissance qui décroche : des animaux du même âge et du même lot commencent à se distinguer nettement les uns des autres.

Animaux qui mangent correctement mais ne prennent pas l'état attendu, laine ou poil terne, aspect général moins vif.

Baisse d'appétit et abattement chez les animaux les plus atteints, surtout au moment du sevrage.

Amaigrissement chez les jeunes fortement touchés.

Beaucoup d'animaux porteurs ne montrent absolument rien : ils éliminent le parasite et entretiennent la contamination sans être malades.

Quand consulter sans attendre

Cette liste ne remplace pas un avis vétérinaire. Elle rassemble des situations qui justifient une consultation rapide.

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Causes et facteurs de risque

Le parasite vit accroché à la paroi de l'intestin grêle et perturbe la digestion et l'absorption des graisses et des sucres : l'aliment traverse sans être correctement valorisé.

Il est éliminé dans les crottes sous une forme de résistance microscopique, immédiatement infestante pour un autre animal.

Les jeunes se contaminent en avalant ces formes : litière souillée, eau stagnante, seaux et auges sales, mamelle salie, murs et barrières léchés.

La quantité nécessaire pour contaminer un animal est faible, alors que les animaux atteints en éliminent beaucoup : la contamination s'installe très vite dans un lot regroupé.

Les formes de résistance survivent bien dans l'humidité et le froid, mais supportent mal le séchage complet et le plein soleil.

L'élimination est irrégulière : un même animal peut en émettre beaucoup un jour et presque pas le lendemain, ce qui complique le diagnostic.

Les adultes portent souvent le parasite sans être malades et servent de réservoir pour les jeunes.

Agneaux et chevreaux de quelques semaines à quelques mois, surtout autour du sevrage.

Regroupement de nombreux jeunes dans un espace réduit.

Litière humide, bâtiments mal drainés, coins souillés en permanence.

Abreuvement dans des seaux sales, des flaques ou des points d'eau stagnante.

Stress du sevrage, changements alimentaires brusques, transport.

Coexistence avec d'autres parasites digestifs, qui aggrave la contre-performance.

Ration déséquilibrée ou insuffisante : la perte d'absorption se paie alors deux fois.

Réutilisation des mêmes locaux sans nettoyage ni séchage entre deux bandes.

Transmission

Transmission par voie digestive : tout ce qui est souillé par des crottes peut contaminer, litière, eau, auges, matériel, mains et bottes.

L'eau est un vecteur important : abreuvoirs souillés, flaques, points d'eau stagnante piétinés par les animaux.

Il n'y a pas de transmission par l'air ni par simple voisinage : c'est toujours l'ingestion qui est en cause.

Les animaux adultes porteurs sans signes contaminent les jeunes, notamment au moment de la mise bas et de l'allaitement.

Une transmission à l'être humain est possible, même si la plupart des cas humains ont d'autres origines : les précautions d'hygiène habituelles en élevage restent donc justifiées.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic relève du vétérinaire, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur des tests de laboratoire. La prise en charge est décidée au cas par cas.

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Le diagnostic ne se fait pas à l'œil : des selles molles chez un jeune ruminant ont de nombreuses causes possibles, parasitaires, microbiennes ou alimentaires.

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Le vétérinaire fait analyser des crottes fraîches. La recherche de ce parasite demande une technique particulière, différente de la recherche classique d'œufs de vers : il faut le préciser au laboratoire.

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Comme l'élimination est irrégulière, un examen négatif ne suffit pas à écarter la maladie : le vétérinaire peut demander des prélèvements répétés sur plusieurs jours ou sur plusieurs animaux du lot.

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Trouver ce parasite ne signifie pas automatiquement qu'il est la cause de tout : beaucoup d'animaux sains en portent. C'est la confrontation entre l'analyse, l'état des animaux et les courbes de croissance qui permet de conclure.

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Le vétérinaire recherche systématiquement les autres causes associées, en particulier les coccidies chez les animaux du même âge et les vers digestifs chez ceux qui pâturent.

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La pesée régulière des lots est le meilleur outil de suivi : c'est elle qui montre le décrochage et, plus tard, l'effet des mesures prises.

Traitement

Des antiparasitaires internes existent et agissent sur ce parasite, mais ils ne sont pas utilisés comme un vermifuge ordinaire : le schéma d'administration est particulier et relève entièrement de la décision du vétérinaire.

Aucune dose ni aucune durée ne doit être décidée seul, et il ne faut pas se contenter de donner le vermifuge habituel de l'élevage en espérant que cela suffise.

Le traitement seul ne règle jamais le problème : sans assainissement du local et de l'eau, les animaux se recontaminent immédiatement et les selles molles reviennent quelques semaines plus tard.

En parallèle du traitement, il faut nettoyer les auges et les abreuvoirs, changer la litière, sécher les zones humides et réduire la densité dans le local.

Les animaux qui ont beaucoup de selles molles ont besoin d'eau propre en permanence, d'une ration de bonne qualité et facile à digérer, et d'un environnement sec.

Les délais d'attente viande et lait s'appliquent selon les produits utilisés et doivent être demandés au vétérinaire avant tout abattage ou toute traite.

Lorsque plusieurs parasites sont présents en même temps, le vétérinaire hiérarchise : traiter un seul agent quand un autre domine ne donne aucun résultat visible.

Le traitement dépend de la cause et de l'état de l'animal : il doit être déterminé par un vétérinaire. Aucune automédication.

Prévention

Garder les jeunes sur une litière sèche et abondante, curer les coins souillés, éviter les zones qui restent humides en permanence.

Nettoyer régulièrement les abreuvoirs et les auges : une eau propre en permanence est l'une des mesures les plus efficaces.

Supprimer l'accès aux flaques et aux points d'eau stagnante piétinés.

Réduire la densité des lots de jeunes et éviter de mélanger des animaux d'âges très différents.

Nettoyer, désinfecter et surtout laisser sécher complètement les locaux entre deux bandes : le séchage est particulièrement efficace sur les formes de résistance de ce parasite.

Soigner la période du sevrage : transitions alimentaires progressives, pas de changement brutal, éviter de cumuler sevrage, transport et changement de local le même jour.

Assurer une ration équilibrée : un intestin qui absorbe moins bien a besoin d'un aliment de qualité.

Peser régulièrement les lots de jeunes pour repérer tôt un décrochage de croissance.

Se laver les mains après avoir manipulé des animaux et nettoyer bottes et matériel entre les lots.

Complications possibles

Retard de croissance qui ne se rattrape pas entièrement, avec des animaux qui sortent plus tard et plus légers.

Hétérogénéité durable des lots de jeunes, difficile à corriger ensuite.

Affaiblissement qui favorise les autres maladies du jeune âge, notamment digestives et respiratoires.

Déshydratation lorsque la diarrhée devient importante chez les plus jeunes.

Problème récurrent d'une bande à l'autre lorsque les locaux et l'eau ne sont pas assainis.

Quand consulter un vétérinaire

Des jeunes ont des selles molles qui vont et viennent depuis plusieurs semaines.

Les agneaux ou chevreaux d'un même lot commencent à se distinguer nettement par la taille et l'état.

La croissance décroche alors que la ration et l'alimentation n'ont pas changé.

Des selles molles persistent après un vermifuge classique : il faut chercher une autre cause plutôt que de redonner le même produit.

Un jeune animal devient abattu, refuse de manger ou se déshydrate : consultez sans attendre.

Le problème revient à chaque bande, au même stade : il faut revoir l'ensemble du logement, de l'eau et du sevrage avec le vétérinaire.

Transmission à l'humain

Ce parasite existe sous plusieurs variantes. Celles qui circulent chez les moutons et les chèvres sont majoritairement des variantes adaptées aux ruminants, et le risque de contamination humaine à partir du troupeau est considéré comme limité. Des variantes capables d'infecter l'être humain peuvent toutefois être retrouvées chez les animaux d'élevage : la prudence reste donc de mise.

Chez l'être humain, l'infection provoque une diarrhée souvent prolongée, avec ballonnements, crampes, nausées et fatigue. Elle se soigne, mais peut traîner plusieurs semaines si elle n'est pas prise en charge.

La contamination se fait toujours par voie digestive : mains souillées portées à la bouche, eau non traitée, aliments mal lavés. Chez l'être humain, l'eau de boisson non traitée est une source de contamination bien plus fréquente que le contact avec un troupeau.

Les précautions sont les mêmes que pour l'ensemble des maladies digestives d'élevage : lavage des mains à l'eau et au savon après le travail avec les animaux et avant tout repas, pas de repas ni de boisson dans les bâtiments, tenue et bottes réservées à l'élevage, eau de boisson familiale potable ou traitée.

En cas de diarrhée prolongée dans la famille, consultez un médecin et signalez-lui l'activité d'élevage : cette information l'aide à orienter les examens. Ne prenez pas de traitement de votre propre initiative.

Pronostic

Le pronostic vital est bon : cette maladie tue rarement, sauf chez de très jeunes animaux déjà affaiblis par d'autres causes.

Le pronostic économique est plus sévère : le retard de croissance pris chez les jeunes ne se rattrape pas complètement.

Les animaux traités et remis dans un environnement propre et sec récupèrent bien, mais se recontaminent rapidement si le local et l'eau restent souillés.

À l'échelle du troupeau, la maîtrise repose sur l'hygiène du logement, la qualité de l'eau et la conduite du sevrage, davantage que sur les médicaments.

Questions fréquentes

Mes agneaux ont des crottes molles par périodes, sans être vraiment malades : est-ce grave ?

C'est la présentation typique de cette maladie, et c'est un signal à ne pas négliger. Elle tue rarement mais coûte cher en croissance perdue. Une analyse de crottes adaptée, demandée au vétérinaire, permet de savoir si ce parasite est en cause et s'il est seul.

J'ai vermifugé et cela n'a rien changé, pourquoi ?

Parce que les vermifuges habituels sont utilisés contre les vers, dans un schéma qui n'est pas celui requis ici. Ce parasite demande une approche particulière décidée par le vétérinaire, et surtout un assainissement du local et de l'eau : sans cela, les animaux se recontaminent aussitôt.

Puis-je attraper cette maladie de mes moutons ?

Les variantes qui circulent chez les moutons et les chèvres sont surtout adaptées aux ruminants, et le risque à partir d'un troupeau est considéré comme limité, sans être nul. Chez l'être humain, la contamination vient bien plus souvent d'une eau non traitée. Les précautions habituelles suffisent : lavage des mains à l'eau et au savon, pas de repas dans les bâtiments, eau de boisson potable.

L'analyse est revenue négative alors que mes agneaux vont mal : est-ce fiable ?

Un seul examen négatif ne suffit pas ici, parce que le parasite est éliminé de façon irrégulière d'un jour à l'autre. Le vétérinaire peut demander des prélèvements répétés, ou sur plusieurs animaux du lot, et cherchera en parallèle les autres causes possibles de mauvaise croissance.

Références

MSD Veterinary Manual

CDC — Centers for Disease Control and Prevention

ESCCAP — European Scientific Counsel Companion Animal Parasites

Contenu relu par l'équipe éditoriale TunisieVet · Mis à jour 11 août 2026

EN BREF

AgentParasite
EspèceMouton, Chèvre
VaccinNon
Transmissible à l'humainOui

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Espèces concernées

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur la santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

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