Un âne se relève vivant tandis que ses os dispersés se recouvrent de chair près d'un village en ruine, au coucher du soleil.
Récit Steppe Ferme & prairies Animaux dans le Coran

L’âne de l’homme que Dieu fit mourir puis revivre

Un voyageur passe près d'un village ruiné, doutant de la résurrection. Dieu le fait mourir cent ans, puis le ramène à la vie, avec à ses côtés un compagnon silencieux : son âne, dont les os épars vont eux aussi reprendre vie sous ses yeux.

3 min de lecture · Publié il y a 3 heures · 2 vues

Un homme, selon les récits rapportés par les commentateurs du Coran, cheminait avec son âne près d'un village tombé en ruine, ses habitants disparus depuis longtemps. Contemplant ces vestiges désertés, il s'interrogea : comment Dieu pourrait-Il redonner vie à ce qui est mort depuis si longtemps ? Ce doute, loin d'être une révolte, était une question sincère, et Dieu choisit d'y répondre non par des mots, mais par un signe concret et saisissant.

Cent ans de sommeil

Dieu fit alors mourir cet homme, et il resta dans cet état durant cent années. Pendant tout ce temps, son âne demeura près de lui, mais le temps fit son œuvre sur l'animal : sa chair disparut, ses os se dispersèrent, blanchis par les années. Puis, lorsque le moment fut venu, Dieu ressuscita l'homme et lui demanda combien de temps il pensait être resté ainsi. Ne sachant rien de ce qui s'était écoulé, l'homme répondit qu'il pensait être resté un jour, ou une partie d'un jour seulement.

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C'est alors que Dieu lui révéla la vérité et lui montra la preuve la plus tangible qui soit : son pain et sa boisson, laissés à ses côtés, n'avaient pas pourri, tandis que son âne, lui, n'était plus qu'un amas d'ossements épars. Ce contraste entre la nourriture intacte et l'animal réduit à l'état de squelette était en soi un enseignement sur la puissance divine, capable de préserver une chose et de dissoudre l'autre selon Sa volonté.

La résurrection sous ses yeux

Le récit atteint son point culminant lorsque Dieu ordonne à l'homme de regarder les os de son âne. Sous ses yeux mêmes, ces ossements dispersés se rassemblèrent, se couvrirent de chair, et l'animal se releva, vivant, comme s'il n'avait jamais cessé d'exister. Ce spectacle, offert directement au regard de l'homme, dissipa tout doute : celui qui a le pouvoir de ranimer un âne à partir de ses os épars a nécessairement le pouvoir de ressusciter les hommes après leur mort.

﴿ فَانْظُرْ إِلَى طَعَامِكَ وَشَرَابِكَ لَمْ يَتَسَنَّهْ ۖ وَانْظُرْ إِلَى حِمَارِكَ وَلِنَجْعَلَكَ آيَةً لِّلنَّاسِ ۖ وَانْظُرْ إِلَى الْعِظَامِ كَيْفَ نُنشِزُهَا ثُمَّ نَكْسُوهَا لَحْمًا ۚ فَلَمَّا تَبَيَّنَ لَهُ قَالَ أَعْلَمُ أَنَّ اللَّهَ عَلَىٰ كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ ﴾

« Regarde donc ta nourriture et ta boisson : elles n'ont pas pourri ; et regarde ton âne. Nous voulions faire de toi un signe pour les gens. Regarde ces os, comment Nous leur redonnons vie, puis Nous les revêtons de chair. » Quand cela lui fut clairement apparu, il dit : « Je sais que Dieu est capable de toute chose. »

(Sourate Al-Baqarah, verset 259)

Un signe pour tous

Ce récit, placé par Dieu dans le Coran, n'est pas seulement destiné à cet homme : le verset précise explicitement qu'il fut fait « signe pour les gens », c'est-à-dire pour toute l'humanité qui viendrait après lui. L'âne, animal humble et fidèle compagnon de voyage, devient ainsi l'instrument choisi par Dieu pour illustrer de façon éclatante la réalité de la résurrection, sujet sur lequel tant de cœurs hésitent.

Ce récit nous rappelle avec douceur que même les créatures les plus modestes, comme cet âne fidèle, occupent une place voulue par Dieu dans Son enseignement aux hommes. Prendre soin des animaux, respecter leur vie et leur mort, c'est aussi honorer ces signes que Dieu a semés dans la création pour éveiller nos cœurs et notre gratitude.

Sources

Récit relu par l'équipe éditoriale Animalia.

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