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Le chien qui aboie et l’âne qui brait pendant la nuit
Une nuit, le Prophète ﷺ met en garde ses compagnons contre les cris du chien et de l'âne, et leur enseigne un geste simple à accomplir avant de dormir.
3 min de lecture · Publié il y a 2 semaines · 23 vues
Dans la nuit paisible de Médine, il arrivait que le silence soit soudain brisé par l'aboiement insistant d'un chien ou le braiment prolongé d'un âne. Ces bruits, familiers à tous ceux qui vivaient près des habitations et des troupeaux, ont fait l'objet d'un enseignement particulier du Prophète Muhammad ﷺ, rapporté dans les recueils de hadiths authentiques.
Ce que rapporte le hadith
Il est rapporté dans Sahih al-Bukhari, d'après Abou Hourayra, que le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque vous entendez le chant du coq, demandez la grâce d'Allah, car il a vu un ange. Et lorsque vous entendez le braiment de l'âne, cherchez refuge auprès d'Allah contre le diable, car il a vu un diable. » Ce hadith établit un lien entre certains comportements des animaux et une perception qui dépasse ce que l'être humain peut voir.
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Une version proche de ce hadith évoque également le cas du chien : selon certains rapports, ses aboiements nocturnes inattendus seraient à mettre en parallèle avec cette même invitation à la prudence spirituelle. Le sens profond de cet enseignement n'est pas de craindre les animaux eux-mêmes, ni de leur attribuer une nature mauvaise, mais de rappeler aux croyants qu'il existe une réalité invisible, et que certains animaux, par une sensibilité qui leur est propre, peuvent percevoir des choses que l'homme ne perçoit pas.
Une leçon de vigilance, pas de crainte
Les commentateurs de ce hadith insistent sur un point essentiel : il ne s'agit en aucun cas d'un jugement porté sur le chien ou sur l'âne en tant que créatures. Ces animaux, comme toutes les créatures, font partie de l'ordre voulu par Allah. L'enseignement du Prophète ﷺ invite plutôt le croyant à réagir avec foi et sérénité face à l'inconnu : en entendant l'âne braire, il est recommandé de dire « Je cherche refuge auprès d'Allah contre le diable maudit » ; en entendant le coq chanter, on peut demander la grâce divine.
Ce hadith illustre aussi une réalité que les scientifiques modernes reconnaissent aujourd'hui : de nombreux animaux disposent de sens bien plus développés que les nôtres — l'ouïe, l'odorat, la perception des vibrations ou des changements de leur environnement. Le chien, en particulier, est réputé pour sa capacité à détecter des présences, des mouvements ou des sons imperceptibles à l'oreille humaine, bien avant que quiconque ne s'en aperçoive. Cette sensibilité naturelle, loin d'être une malédiction, témoigne de la diversité des capacités que le Créateur a réparties entre Ses créatures.
Le fil rouge de la bienveillance
Ce récit nous rappelle que les animaux, dans la tradition prophétique, ne sont jamais réduits à de simples bruits gênants ou à des créatures insignifiantes. Chacun d'eux, à sa manière, participe à un ordre plus vaste, et certains sont même mentionnés comme porteurs de signes. Le chien qui veille, qui aboie et qui alerte, comme l'âne qui accompagne l'homme dans son travail depuis des siècles, méritent respect et attention.
En définitive, cette histoire invite les croyants à ne jamais oublier que la bienveillance envers les animaux commence par le respect de leur nature propre. Comprendre pourquoi un chien aboie ou pourquoi un âne brait, sans céder à la peur ni à l'agacement, c'est aussi apprendre à mieux prendre soin d'eux au quotidien — en leur offrant l'attention, l'eau, la nourriture et la douceur qu'ils méritent, comme le veut l'esprit de miséricorde envers toutes les créatures.