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Pourquoi le Prophète ﷺ parla du bien fait aux animaux
Un jour, le Prophète ﷺ raconta l'histoire d'un homme assoiffé qui descendit dans un puits pour boire, puis remonta pour secourir un chien mourant de soif. Ce geste simple allait devenir une leçon éternelle sur la miséricorde envers toute créature.
3 min de lecture · Publié il y a 2 semaines · 20 vues
Un homme marchait sur une route, accablé par une soif intense. Il aperçut un puits, y descendit, but à sa soif, puis remonta. En sortant, il vit un chien haletant, la langue pendante, léchant la terre humide et boueuse tant sa soif était grande. L'homme se dit alors : « Ce chien souffre de la même soif que moi. » Il redescendit dans le puits, remplit sa chaussure d'eau, la tint dans sa bouche pour remonter, et donna à boire au chien assoiffé.
Le récit rapporté par le Prophète ﷺ
Ce récit fut rapporté par le Prophète ﷺ lui-même à ses compagnons, comme le relate Sahih al-Bukhari. Il expliqua que Dieu, pour ce geste de compassion envers un simple animal, pardonna à cet homme ses péchés. Les compagnons, surpris qu'une bonne action envers un chien puisse avoir une telle valeur, demandèrent : « Ô Messager de Dieu, y a-t-il une récompense pour nous dans le fait de bien traiter les animaux ? » Le Prophète ﷺ répondit alors par ces mots devenus célèbres, rapportés également dans Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim : « Pour tout être vivant doué d'un cœur humide, il y a une récompense. »
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Cette expression, « un cœur humide », désigne selon les commentateurs tout être vivant, doté de vie et de sang, qu'il s'agisse d'un animal domestique, sauvage, ou même d'une simple créature du désert. La miséricorde, dans cet enseignement, ne connaît pas de frontière d'espèce.
Un enseignement universel
Il est rapporté, dans un hadith également authentique, que le Prophète ﷺ évoqua aussi le cas contraire : celui d'une femme qui fut punie pour avoir laissé mourir de soif une chatte qu'elle avait enfermée, sans lui donner à boire ni la laisser chercher sa propre nourriture parmi les insectes de la terre. Ce hadith, rapporté par Sahih al-Bukhari, complète le premier récit : la bienveillance envers les animaux peut être source de pardon divin, tandis que la cruauté envers eux peut être source de châtiment.
Ces deux récits ne furent pas racontés par hasard. Le Prophète ﷺ souhaitait ancrer dans le cœur des croyants une vérité simple mais souvent oubliée : la miséricorde de Dieu embrasse toutes ses créatures, et l'être humain, en tant que responsable de ce monde, est appelé à refléter cette miséricorde dans ses gestes quotidiens, même envers un animal errant que l'on croise sur son chemin.
Les exégètes et savants qui ont commenté ces hadiths soulignent qu'ils ne visent pas seulement les chiens ou les chats, mais l'ensemble du règne animal. Selon certains d'entre eux, ce principe s'étend à la manière de nourrir son bétail, de traiter les bêtes de somme, ou même de chasser sans excès ni cruauté gratuite.
La bienveillance, un fil qui traverse toute vie
Cette histoire, transmise depuis plus de quatorze siècles, garde toute sa force aujourd'hui. Elle nous rappelle que chaque geste envers un animal, même le plus discret, porte un poids qui dépasse l'instant : donner de l'eau à une bête assoiffée, nourrir un chat errant, soigner un oiseau blessé, ce sont là des actes qui, selon cet enseignement, ne sont jamais vains. Prendre soin des animaux qui croisent notre chemin, avec patience et douceur, c'est participer à cette miséricorde universelle que le Prophète ﷺ a tenu à transmettre à travers ce simple récit d'un homme, d'un puits, et d'un chien assoiffé.