Betterave sucrière à Jendouba : l'eau d'irrigation sécurisée

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Élevage et Agriculture
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Betterave sucrière à Jendouba : l'eau d'irrigation sécurisée

Comment garantir l'irrigation de la betterave sucrière alors que l'eau se raréfie en Tunisie ? Le CRDA de Jendouba apporte une réponse concrète : il s'engage à assurer l'approvisionnement en eau d'irrigation des agriculteurs pour la saison agricole 2026-2027. Cet article détaille les mesures prises, les surfaces concernées et les défis d'une culture industrielle stratégique pour la région.

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1. Un engagement du CRDA pour sécuriser la saison 2026-2027

Le Commissariat régional au développement agricole (CRDA) de Jendouba a annoncé son engagement à garantir l'eau d'irrigation nécessaire aux agriculteurs qui choisissent de cultiver la betterave sucrière. Cette décision concerne directement la saison agricole 2026-2027, période durant laquelle la disponibilité de l'eau conditionne le succès des semis et de la croissance des racines.

Cet engagement intervient alors que la gestion de l'eau agricole reste un sujet sensible dans plusieurs régions de Tunisie, confrontées à des épisodes de sécheresse récurrents. En sécurisant l'irrigation, le CRDA cherche à rassurer les producteurs et à encourager le maintien, voire le retour, de certains d'entre eux vers cette culture.

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2. La betterave sucrière, une culture industrielle historique de Jendouba

La betterave sucrière figure parmi les cultures industrielles traditionnelles du gouvernorat de Jendouba. Elle y est cultivée depuis plusieurs décennies et alimente une filière de transformation locale, avec une usine basée à Ben Bechir, dans la délégation de Jendouba-Nord.

Cette usine joue un rôle central dans la valorisation de la production régionale. Naïm Ghorbal, son directeur général, a rapporté que plusieurs dizaines d'agriculteurs avaient obtenu des rendements dépassant les 100 tonnes par hectare lors de la saison écoulée, notamment dans les zones de Bouhertma 2, Souk Essebt et Jemamza. Ces résultats démontrent le potentiel agronomique de la région lorsque les conditions hydriques sont favorables.

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Répartition des superficies prévues

Pour la saison à venir, 3 000 hectares sont prévus pour la culture de la betterave sucrière à l'échelle régionale. Cette surface se répartit de la manière suivante :

GouvernoratSuperficie prévueParticularité
Jendouba2 000 hectaresRégion historique de la culture, usine de transformation à Ben Bechir
BéjaPartie des 1 000 ha restantsZone complémentaire de production
BizertePartie des 1 000 ha restantsZone complémentaire de production
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3. Pourquoi certains agriculteurs avaient délaissé la betterave sucrière

Malgré son ancrage régional, la betterave sucrière a connu un recul auprès de certains producteurs. Plusieurs facteurs expliquent cette désaffection progressive :

  • Une forte consommation d'eau : la betterave sucrière est une culture exigeante en irrigation, difficile à concilier avec des ressources hydriques limitées.
  • Des années de sécheresse successives : la réduction des disponibilités en eau a fragilisé la capacité des agriculteurs à maintenir les apports nécessaires.
  • Des difficultés d'approvisionnement en intrants : engrais, produits phytosanitaires et équipements n'ont pas toujours été disponibles au bon moment.
  • Une faiblesse des prix au regard du cycle cultural : la durée de culture, longue et exigeante en travail, n'était pas toujours compensée par une rémunération jugée suffisante.

Ces éléments ont conduit une partie des exploitants à se tourner vers d'autres cultures jugées moins contraignantes, fragilisant ainsi la filière betteravière locale.

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4. Les mesures concrètes mises en place pour la campagne 2026-2027

Face à ces difficultés, les autorités régionales concentrent désormais leurs efforts sur plusieurs leviers d'action concrets :

  1. La garantie de l'eau d'irrigation : engagement officiel du CRDA de Jendouba pour toute la durée de la saison agricole.
  2. La disponibilité des engrais : un suivi est assuré pour que les agriculteurs disposent des apports nutritifs nécessaires à la croissance des betteraves.
  3. La disponibilité des produits phytosanitaires : un approvisionnement est organisé pour protéger les cultures contre les ravageurs et maladies.
  4. La disponibilité des équipements nécessaires : matériel agricole adapté aux différentes étapes du cycle de production.

La campagne en cours devait démarrer à la mi-semaine suivant l'annonce, faite le 8 octobre 2026. Ce calendrier serré souligne l'urgence de coordonner rapidement l'ensemble de ces ressources pour ne pas retarder les semis.

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5. Les enjeux de la gestion de l'eau agricole en Tunisie

L'exemple de la betterave sucrière à Jendouba illustre un défi plus large : celui de la gestion de l'eau agricole en Tunisie. Les cultures industrielles à forte demande hydrique doivent composer avec des ressources en eau de plus en plus sollicitées, partagées entre usage agricole, domestique et industriel.

Sécuriser l'irrigation d'une filière stratégique comme la betterave sucrière suppose une planification rigoureuse : anticipation des besoins en eau selon les stades de croissance de la plante, coordination entre les services régionaux et les agriculteurs, et suivi des conditions climatiques tout au long du cycle cultural. Ce type d'engagement, lorsqu'il est tenu dans la durée, peut contribuer à redonner confiance aux producteurs tentés de délaisser la culture.

Pour les exploitants qui élèvent également du bétail aux abords de leurs parcelles irriguées, un accompagnement vétérinaire reste essentiel afin de préserver la santé des animaux face aux variations de disponibilité en eau et en fourrage. Consulter l'annuaire des vétérinaires en Tunisie permet d'identifier un professionnel proche de son exploitation.

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En résumé

  • Le CRDA de Jendouba garantit l'eau d'irrigation pour la betterave sucrière durant la saison 2026-2027.
  • 3 000 hectares sont prévus : 2 000 ha à Jendouba, 1 000 ha répartis entre Béja et Bizerte.
  • L'usine de Ben Bechir valorise la production, avec des rendements dépassant 100 tonnes par hectare chez certains producteurs.
  • Les difficultés passées (eau, intrants, prix) ont poussé certains agriculteurs à abandonner la culture.
  • Engrais, produits phytosanitaires et équipements font l'objet d'un suivi renforcé pour accompagner la campagne.
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Questions fréquentes

Pourquoi la betterave sucrière consomme-t-elle autant d'eau ?

La betterave sucrière a un cycle cultural long et un système racinaire qui nécessite des apports réguliers en eau pour développer sa racine riche en sucre. Cette exigence hydrique la rend particulièrement sensible aux périodes de sécheresse.

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Quelles régions tunisiennes cultivent la betterave sucrière ?

Jendouba reste la région historique de cette culture, avec 2 000 hectares prévus pour la saison 2026-2027. Les gouvernorats de Béja et de Bizerte complètent la production avec 1 000 hectares supplémentaires.

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Que fait le CRDA pour soutenir les agriculteurs cette saison ?

Le CRDA de Jendouba s'engage à garantir l'eau d'irrigation tout au long de la saison agricole 2026-2027. Il concentre aussi ses efforts sur la disponibilité des engrais, des produits phytosanitaires et des équipements nécessaires à la culture.

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